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 Place Turenne

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Terano Gioli
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MessageSujet: Place Turenne   Sam 27 Juin - 23:03

==> Tournoi Agostino (Terano + Maciro)

Les deux jeunes gens atterrirent finalement au sol, à la périphérie d'une place relativement grande, et étrangement déserte. Ce fut d'ailleurs la première chose que remarqua Maciro, et il en fit part à son sosie :

-Pourquoi n'y a-t-il personne ici ? Ca devrait encore être grouillant de monde en ce moment.

-Une vieille superstition de Fortenze. C'est ici qu'aurait été tué un parrain d'une famille très puissante, il y a une centaine d'années. On dit qu'au moment de sa mort, il aurait prononcé une malédiction interdisant, disons, à la plupart des personnes, de se tenir sur cette place, sauf s'ils souhaitent connaître la façon dont il vont mourir avant que ça n'arrive.
Et comme la plupart des personnes de ce monde ont peur de la mort, personne ne vient jamais ici. Pour ce qui est de notre cas, nous remplissons je pense une des conditions qui permettent de ne pas être affecté par la malédiction.


-C'est pas vraiment la façon dont je vais mourir qui me fais le plus peur, répondit simplement Maciro. Bon, qu'est-ce que tu voulais savoir ?

-Où est située la base de Gelma ?

-Et tu vas vouloir aussi que je t'accompagne lorsque tu attaqueras cette base ?

-Oui.

-Et bien la réponse est non. J'irai délivrer mes amis là-bas, mais si je dois également me venger de Gelma, je le ferai seul.


La réponse surprit Terano, mais en réfléchissant, il pensa en comprendre la raison : d'abord, le fait que son sosie ne voulait pas être vu avec des mafieux, et peut-être aussi qu'il ne voulait tout simplement pas devoir quelque chose à d'autres personnes, ce qui pourrait être le cas si le montagnard se joignait aux Gioli. Il opta donc pour la dernière solution qu'il lui restait :

-On va faire les choses simplement. Je te propose un petit combat. Si tu gagnes, tu seras libre de faire comme bon te semble, et je ne te poserai plus de questions. Si je gagne, par contre, tu seras forcé de travailler pour moi jusqu'à ce qu'on s'occupe de Gelma.

Maciro soupira, se disant que si c'était le seul moyen pour que le parrain lui fiche la paix, autant accepter. Une étincelle parcourut ses yeux, et ils devinrent alors de la même couleur que ceux de son sosie.
Terano eut un sourire entendu et invoqua sa balle, qu'il changea immédiatement en bouclier, tandis qu'une flamme apparaissait dans la main de Maciro : le combat commençait.
Les deux jeunes gens chargèrent. Le sicilien jeta son bouclier vers le montagnard. Ce dernier se baissa, esquivant l'attaque, et tenta de frapper son adversaire de son poing enflammé. Mais jamais il ne toucha sa cible, car il heurta une surface métallique d'une grande dureté : le bouclier
.

-Une des premières utilités de l'illusion est la distraction. Il faut admettre que ce bouclier remplit ce rôle à merveille.

Le bouclier se changea en flingue, et une balle explosive fusa. Le parrain recula puis tira plusieurs salves de balles sur son adversaire. Un nuage de poussière s'éleva, dissimulant entièrement Maciro.

-Ca aura été rapide, fit Terano tout bas. Il est peu probable qu'il s'en sorte sans rien après ce qu'il vient de prendre.

Il allait retransformer son flingue en balle quand une quinte de toux en provenance du nuage de poussière créa chez lui un blocage.
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Maciro Ventigo
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MessageSujet: Re: Place Turenne   Dim 28 Juin - 14:14

Quelques instants plus tard, le nuage de poussière se dissipa, laissant voir un Maciro poussiéreux en train de réprimer un toussotement.

-Désolé, mais j'ai eu un peu de mal à respirer avec toute cette poussière. Bon, reprenons.

Aussitôt, le montagnard chargea. Utilisant une poussée de flammes, il se retrouva juste à côté de Terano, qui n'eut que le temps de se protéger à l'aide de son bouclier du poing enflammé de son adversaire. Le jeune homme recula et jeta plusieurs boules de feu sur le sicilien, qui parvint cependant à les parer à l'aide de son bouclier.

-Bon, plus qu'une solution... Flama di Ira !


Le montagnard utilisa plusieurs poussées de flammes, tournant autour du parrain de plus en plus vite : non seulement il l'empêchait ainsi de l'atteindre, mais il créait un mur de flammes infranchissable pour Terano.
Soudain, une poussée l'amena au dessus de son adversaire. Maciro joignit ses mains et une gigantesque projection de flammes atteint le sicilien.
Mais, quand Maciro retomba au sol, et qu'il regarda en direction de son sosie, il se rendit compte que ce dernier n'avait aucune trace de brulure. Juste une mèche de cheveux pendouillait bizarrement devant le front du parrain, et quand il voulut l'écarter, elle se réduisit en cendres. Le jeune homme vérifia alors en se frottant les cheveux que le reste de sa capillarité n'avait pas connu le même sort. Une fois qu'il fut entièrement rassuré par l'état de sa chevelure, il dit à l'intention du montagnard :


-Un partout. On y repart ?


-Je t'attends, répondit simplement l'interpelé en récupérant sa hache accrochée dans son dos.


Son adversaire n'ajouta rien de plus, et changea son arme en épée. Le combat allait certainement devenir plus sérieux, à présent.
Le jeune parrain était un bretteur relativement expérimenté, suffisamment pour connaitre la plupart des utilisations possibles de son arme. Contre une hache telle que celle de Maciro, les seuls avantages étaient la maniabilité et la vitesse. Cependant, il serait vite désavantagé si il était obligé de parer les attaques plutôt que les esquiver.
Le combat gagna à nouveau en férocité : Maciro faisait tournoyer sa hache, attaquant et parant avec force, tandis que Terano préférait feinter avant d'attaquer et esquiver. Les deux combattants faisaient de leur mieux, et il était pour l'instant difficile de dire lequel avait le dessus.
Puis vint un moment ou les deux hommes attaquèrent l'autre en même temps. Les armes se croisèrent sans se toucher, et heurtèrent le flanc des deux sosies en même temps.
Le montagnard et le sicilien se retrouvèrent propulsés en arrière sur quelques mètres, comme si le choc des armes contre leur corps avait créé une énergie suffisante pour les projeter de la sorte.
Les deux hommes se redressèrent finalement en même temps, et un bref coup d'oeil suffit pour leur confirmer le fait que les lames ne leur avaient même pas entaillé la peau.


-Non mais ça va continuer longtemps comme ça ? S'écria le montagnard.

Terano eut un petit rire, mais lui non plus ne comprenait pas comment ce qu'il se passait était possible, à savoir, qu'ils ne parvenaient pas à se blesser l'un l'autre, alors que les coups qu'ils se donnaient auraient du être capable de briser leur résistance : tous deux avaient déjà été blessés par des attaques moins fortes que l'assaut précédant.
Une brève accalmie s'instaura alors entre les deux combattants, qui s'étaient mis à réfléchir sur un moyen de blesser leur adversaire.
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Trysh
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MessageSujet: Re: Place Turenne   Dim 28 Juin - 19:56

==> Ruelles Sombres

Charlène avait la furieuse impression que quelqu’un l’avait prise en chasse, sûrement une des personnes qu'elle avait lancé contre Matt -donc rien de bien effrayant. Cependant, elle sentait de plus en plus la peur le tenailler, irrationnellement, en pensant à l'affrontement qui se déroulait sur la place. Son double, quant à elle, ne réprimait en rien ses soupirs d'exaspération, et montrait à quel point la tournure des événements l'agaçait.

La gamine ne pouvait pas aller très vite, elle devait éviter la populace fuyante qui ne lui accordait aucune attention. Elle crut entendre un appel derrière elle, bifurqua aussitôt à gauche et accéléra encore l’allure. La place, elle devait absolument l'atteindre. Néanmoins son corps ne suivait plus, l'adolescente avait les mollets en feu, la respiration sifflante mais surtout, un point de côté l’empêchait de continuer : elle devait reprendre son souffle.

S'arrêtant, pantelante, Charlène s'aperçut enfin qu'elle était arrivé à destination et retint un cri d'épouvante. Maciro semblait prendre à l'instant l'avantage, en expulsant une importante masse de feu vers son sosie. Cependant, ce dernier s'en tira avec une simple mèche carbonisée, rassurant partiellement la gamine qui tempêta en se disant que vu la longueur de ses cheveux, il pourrait tout de même éviter. Trysh, de son côté, fit mine de s'essuyer les yeux, insinuant par cela que l'état de jeune homme l'attristait et qu'elle avait espéré sincèrement de le voir finir en torche humaine. Un cri derrière les deux jeunes femmes les firent se retourner dans un même mouvement : un des délinquants se trouvait à la limite de la place et n'osait apparemment plus avancer.


« Le blond a dit qu'il était toujours d'accord pour tuer le type aux yeux... d'ombre ? Et qu'il est un type moyen, qui a beaucoup d'amants... »


Après avoir clamé haut et fort son petit texte - pas vraiment appris par cœur, il repartit immédiatement dans le sens contraire, à vive allure. Charlène ne put s'empêcher de froncer les sourcils : pourquoi cet endroit s'avérait être désert, et si angoissant même pour un branleur de cette trempe ? De plus, ce qu'il avait dit plus tôt lui fit lancer un regard acide vers son double, bien qu'elle n'avait compris qu'à moitié, la conclusion lui semblait évidente... Trysh avait essayé d'embarquer Matt dans sa tentative de meurtres. Cette dernière regarda ses ongles avec entrain, jouant son rôle de "Mainonmaiquoimaipadutou" dans une comédie presque acceptable.

Se tournant à nouveau vers le combat, Charlène comprit que les deux jeunes hommes restaient toujours à égalité, et voulu arrêter les choses avant que tout cela ne dégénère. C'est pour cette raison qu'elle sortit son poignard à la garde d'argent, et le lança entre eux, en ponctuant son action d'un petit "Arrêtez ou je fais un malheur !". Mais cela était sans compter sur son don de Télékinésie, qui fit dévier périlleusement l'arme vers Maciro à une vitesse affolante, sans qu'elle le désire.


« Attention ! l'avertit-elle, visiblement paniquée »
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Terano Gioli
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MessageSujet: Re: Place Turenne   Dim 28 Juin - 23:42

Terano avait repéré depuis quelques instants la présence de Charlène sur la place, mais il fut étonné de la voir lancer son poignard, qui dévia subitement vers Maciro... Un simple "coup d'oeil" dans les pensées de l'adolescente lui fit comprendre qu'elle voulait tuer Maciro, mais sans qu'elle s'en rende compte. Pour le coup, le parrain était relativement surpris. Cependant, c'était son combat, et de fait, il aurait préféré qu'elle n'intervienne pas.
Le montagnard régla cependant lui-même le problème : le poignard fut paré par la lame de la hache, et il répliqua avec une boule de feu, certainement pour la "calmer" un peu.
Il n'avait pas pensé que la jeune femme ne réagirait pas, se contentant de fixer la boule enflammée, sans bouger d'un pouce. Ce fut donc cette fois au parrain d'agir : il changea son arme en revolver et tira cinq fois : une cage d'écran isolant se forma autour de Charlène, la protégeant de la boule de feu, qui ne tarda pas à l'atteindre, et l'empêchant d'interagir d'une autre façon.

Assurés qu'ils ne seraient plus dérangés, les deux combattants se remirent en garde. Terano venait de retrouver dans sa mémoire une technique qui lui donnerait suffisamment de force pour blesser Maciro : celle qu'il avait utilisé dans son combat dans l'esprit de Charlène. Il n'allait peut-être pas pouvoir l'utiliser à pleine puissance, mais ça valait le coup d'essayer. De son côté par contre, le montagnard ne voyait qu'une seule technique à utiliser, mais il n'avait pu jusque là l'utiliser que lorsqu'il était en colère.
Le sicilien fut donc le premier à passer à l'action. Plantant son épée dans le sol, il lança sa première technique :


-Dieci Spade Infernali.

Une dizaine de lames noirs sortirent du sol et commencèrent à flotter autour de Terano. Ce dernier n'en avait cependant pas fini : il releva sa propre arme, et enchaina :


-Undecisema Spada.


Au début, il n'y eut aucune réaction, et il cru que la technique n'avait pas marché. Puis d'un seul coup, les épées se dirigèrent une à une vers la sienne, jusqu'à fusionner et former une longue et large lame noir, bien plus imposante que la précédente, et qui pourtant était tout aussi légère et maniable.
Sans attendre plus longtemps, le jeune homme chargea sur son sosie. Et dès les premiers assauts, la victoire sembla offerte au mafieux.
L'arme avait en effet des propriétés très intéressantes. Lorsque Maciro esquiva le premier coup, la lame trancha un lampadaire comme s'il s'agissait d'un piquet de bois.
Lors de l'attaque suivante, il parvint à penser sous la garde du montagnard et lui infligea une blessure à la jambe gauche. En revanche, il fut légèrement surpris en constatant que son arme ne parvenait pas à entailler le matériau dont était la hache, mais qu'en revanche, le choc obligea son adversaire à reculer de deux bons mètres. Aussi, de plus en plus confiant, Terano enchaina avec des attaques plus puissantes, et plus rapides. Les coups pleuvaient sur son sosie, chaque attaque parée le faisant reculer de plusieurs pas à chaque fois. Une blessure au bras droit s'ajouta à la précédente, et elle précéda de peu une faible entaille au flanc. a ce train là, Maciro ne tiendrait plus très longtemps.

Son adversaire ne s'en était peut-être pas rendu compte, mais le parrain l'avait presque amené contre un mur. Il se prépara à donner un dernier assaut. Le sicilien chargea, arme pointée en arrière. Alors qu'il n'était qu'à quelques mètres, il la releva et frappa. Ses yeux d'ambre remarquèrent alors deux petits détails : le poing enflammé de son sosie, et ses yeux, semblable aux siens.
Le choc des armes eut lieu. Fait surprenant, Maciro ne bougea pas d'un pouce. Le poing qui était auparavant enflammé était posé sur la hache. Et avant qu'il ne comprenne ce qu'il se passait, le jeune homme se retrouva poussé en arrière. Et cette fois, ce fut au montagnard de charger. Il fit tournoyer sa hache, et le parrain comprit alors qu'il avait fait fusionné son élément avec son arme : la hache était maintenant enflammée sur chacune des lames, et même sur le manche.
Logiquement, Terano aurait encore pu tenir tête à Maciro. Du moins, c'est ce qu'il pensait. Mais contrairement à lui, Maciro connaissait parfaitement les techniques qu'il pouvait employer lorsque son arme avait cette forme. Aussi, après quelques assauts, la situation était complètement renversée : le montagnard assaillait de coup son sosie, qui peinait à parer les attaques qu'il lui envoyait, d'autant qu'elles étaient parfois mêlées à des assauts très puissants, qui utilisaient autant la puissance de l'arme que celle des flammes.
Les blessures commencèrent à apparaître sur le corps de Terano : à la jambe droite, au bras gauche, à la jambe gauche... Il réussissait parfois à lui tenir tête, mais son adversaire finissait toujours par reprendre le dessus. L'avantage des blessures cautérisées par les flammes était qu'elles ne saignaient pas. En revanche, la douleur qui y était associée était atroce.
Puis finalement, Maciro, dans un dernier tourbillonnement, désarma Terano à l'aide de la première lame et lui fit une large entaille au flanc à l'aide de la seconde. Sous le choc, le jeune homme s'écroula, à genoux, haletant. Finalement, il avait perdu son combat. Il leva les yeux vers son sosie et hocha la tête, signe qu'il acceptait sa défaite.
Le montagnard rangea sa hache dans son dos et dit alors :


-La base de Gelma se trouve sur le plateau de la montagne de Tardez. Bonne chance à toi.

Le parrain hocha la tête pour le remercier, et l'observa quitter la place, tandis que lui-même essayait de calmer la douleur de son corps et de reprendre assez de force pour se lever.
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Trysh
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MessageSujet: Re: Place Turenne   Mer 1 Juil - 21:35

Trysh s'ennuyait ferme. Même si elle avait été peinée en voyant Maciro bloquer le poignard, et même si elle avait été alarmée en comprenant que son double ne bougerait pas face à la boule de feu, tout ça ne la dérangeait presque pas... Mais que Terano les enferme dans une cage, tels des animaux, c'était insupportable ! Et pour ne rien arranger les choses, Charlène n'avait même pas l'air de s'offusquer de ce traitement ! Non, cette dernière était juste préoccupée par le combat qui se déroulait devant leur yeux... Charlène s'était légèrement calmée puisque le Sicilien avait repris le dessus, mais là, vu que la situation dégénérait à nouveau, elle paniquait totalement... Et bien qu'elle connaissait parfaitement le phénomène de répulsion de la paroi, la gamine tenta d'envoyer un coup de poing dans celle-ci, avant de voir sa main repartir en sens inverse et lui cogner violemment son oeil droit.

Sonnée, Charlène écarquilla les yeux sous le choc : Terano venait de s'effondrer sur ses genoux, victime de blessures inquiétantes, d'une douleur atroce et de sa défaite. Trysh ne fit aucun effort pour cacher sa joie, et comme les écrans s'étaient dissipés, elle partit derrière Maciro tout en l'interpellant, pendant que son double, quant à elle partait aux côtés du jeune parrain.

« Eh, Maciro ! On t'a jamais appris à finir le travail, hein ! C'est malpoli de laisser la basse besogne à une fille, bien que je dois avouer que ça m'enchante particulièrement de l'achever moi-même... »

Charlène avait comprit que l'autre avait utilisé son larynx pour s'adresser au montagnard, mais par chance, ce dernier n'y prêta pas la moindre attention et s'en fut. Arrivée aux côtés de Terano, elle se laissa tomber sur ses talons, et d'un œil rapide, observa les différentes blessures : la plus grave était une entaille profonde de plusieurs centimètres, et qui lui balafrait une grande partie de son flanc. Lors de son passage, la chaleur de la lame semblait avoir cautérisé la plaie juste après l’avoir ouverte : Le sang ne coulait pas, seul un léger filet de fumée s’échappait de la blessure couverte de croûtes.
La gamine frissonna devant le triste état de son boss, qui était à présent mi-assis, mi-allongé, et lui dit d'une voix tremblante :


« Je... Couchez-vous au lieu de rester assis comme une loque...

- D'accord, mais j'ai fait quoi pour être traité de loque ? »


Pendant que le jeune homme obéissait à son ordre -voir sa supplique, elle lui installa sa veste, qu'elle roula en boule, et son sac sous sa nuque. Charlène ne savait pas réellement quoi faire, et voir son double esquisser des pas de danses ne réconfortait que son désarroi.

*Mais c'est pas la peine de paniquer comme ça*

La gamine baissa à nouveau les yeux vers son boss, et secoua la tête pour le contre-dire : Bien sûr que si, c'était normal qu'elle soit autant paniquée ! De plus, la souffrance qui parcourait le corps de ce dernier ne pouvait que renforcer sa peine, et c'est pourquoi, elle fit quelque chose de plutôt inattendu : se concentrant du mieux qu'elle pouvait, elle commença à transférer petit à petit la douleur dans son propre esprit, afin que le jeune homme puisse s'apaiser et ne plus rien ressentir de ce supplice. Mais comme la gamine l'avait pensé, et même si elle était habituée à souffrir, rien que rester les yeux ouverts et ne pas crier était quelque chose tenant presque du miracle.

« Non mais arrête ça, je vais pas te laisser souffrir à ma place !

- Han, je suis bien obligée ! Vous êtes tellement une chochotte, moi, ça me fait même pas mal... »


Pour appuyer ses dires, elle lui sourit d'un air fort convaincant en penchant légèrement la tête, ravie que de son côté, il ne ressente presque plus aucune souffrance. Elle aperçut Trysh du coin de l'œil qui revenait avec le poignard, visiblement outrée : son double pensa brièvement qu'elle devait utiliser la télékinésie pour pouvoir le contrôler et créer l'illusion qu'elle l'avait. Instinctivement, Charlène plaqua sa main droite sur le flanc du jeune homme, juste au niveau de la plaie, et une lumière blanchâtre commença à apparaître au-dessous de sa paume.
Aussitôt, Trysh poussa un juron et s'avança vers son double, dont les blessures aux mains commençaient à se rouvrir. Cette dernière devait transmettre sa propre énergie dans le corps du parrain, ou quelque chose comme ça... C'est pourquoi,elle ne devait pas la laisser faire et Terano semblait d'accord avec elle :


« Hé, fais pas ça, c'est pas la peine, je guérirai tout seul...

- Ta bouche ! N'ai marre que les gens veulent toujours faire comme si de ne rien n'était, alors que j'ai très bien vu que... Et puis, pour une fois que je peux être utile, laisse-moi faire !

- Ouais, pour une fois qu'elle peut l'être ! Hein euh, mais non ! Fais pas ça idiote ! »


Charlène tourna un visage impassible vers sa double personnalité, et dans une projection mentale, lui renvoya toute la douleur accumulée, aussi bien celle de Terano que la sienne.
Ne supportant pas une telle souffrance ( et oui, elle est super douillette), l'illusion de Trysh commença à s'effriter avant de disparaître totalement, laissant les deux jeunes gens seuls.
La gamine savait qu'elle avait du se réfugier dans leur jardin secret, enfin leur ravin secret pour se soustraire à ce châtiment... Mais tant mieux ! Charlène pouvait enfin se concentrer sur ce nouveau phénomène : les plaies du jeune homme se refermaient tandis que les siennes se créaient à nouveau - peut-être même en plus profondes. Elle avait besoin de dire n'importe quoi, tant que ça détournait l'attention du jeune homme et s'aventura en terre inconnue :


« Et pis, imagine quoi... Ca le ferait pas, si tu te balades avec des cicatrices, ça fait tellement dark true rebelle ! Bon ok, ça renforcerait le genre mafieux pur et dur mais ça plairait peut-être pas à Eva... Et je veux pas que tu viennes pleurer dans mes jupes parce qu'elle veut pu de toi et préfère un type tout lisse de la peau...

- Mes premières cicatrices, je les ai eues grâce à elle, donc bof...

- Je crois qu'elle va devenir mon idole ! »


A la dernière remarque, Terano se contenta de lever les yeux au ciel, tandis que le pouvoir de soin de Charlène s'intensifiait, lui rouvrant des blessures de plus en plus anciennes comme celle de son poignet, alors que celles du jeune homme étaient totalement refermées à part la plus grave.

« Charlène, ça suffit maintenant, ça ira. »

L'adolescente faisait de son mieux pour oublier la douleur, mais le sang qui perlait sur ses vêtements ainsi que ceux du jeune homme, témoignait du châtiment que provoquait chez elle ce "don". Malgré tout ses efforts, il lui somma d'arrêter :

« S'il te plait, arrête... Je me sentirai coupable si tu persistes à te mettre dans un tel état pour me soigner...

- Mais c'est rien, je suis increvable de toute façon...»


Même si elle prétendait cela, sa vue devenait trouble et sa tête lui tournait, cependant, elle devait continuer de se concentrer : Terano était encore grièvement blesser, elle ne pouvait pas abandonner ! Ce dernier, comprenant qu'elle n'allait pas lui obéir, commença à essayer de se relever, mais le pouvoir de Télékinésie de la gamine, l'empêcha d'esquisser le moindre geste, ou de la repousser... Charlène lui jeta un un regard acide, afin qu'il sache que quoi qu'il fasse, il n'arriverait pas à lui faire changer d'avis, et pensant qu'il avait saisi ce fait, elle relâcha son entrave.
Soudain, l'adolescente eut du mal à respirer, et jeta un coup d'œil vers sa poitrine : une tâche rouge se propageait sur toute la surface du maillot à l'instar de la douleur en elle... Mais ce n'était pas bien grave, la blessure de Terano disparaissait aussi, ce n'était que le prix à payer...
Elle porta à nouveau son regard vers le visage du jeune homme, et quelle fut sa surprise quand elle s'aperçut qu'il n'était même plus à quelques centimètres du sien ! Et au moment où leurs lèvres allaient se toucher, Charlène sentit une forte irritation dans sa gorge, et un filet de sang, provenant directement des poumons de celle-ci, fut expulsé droit sur le visage de Terano.


*T'as pas honte hein ? De faire ça pour que j'arrête, alors que tu as Eva... T'es vraiment qu'un gros dégueulasse, va mourir*

Sur le point de s'évanouir, elle n'osait plus regarder son boss, et pour palier à ceci, elle fixa le flanc de ce dernier : la blessure avait totalement disparu. Pour une fois, elle arrivait enfin à faire quelque chose, et bien qu'elle s'était mise par la même occasion en danger, ça lui importait peu. Non, en vérité, elle espérait que ce soit les derniers souvenirs de son vivant. Souriant légèrement à cette idée, elle bascula sur Terano, sombrant dans l'inconscience.
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Terano Gioli
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MessageSujet: Re: Place Turenne   Jeu 2 Juil - 17:14

Les blessures de Charlène s'aggravait de plus en plus tandis que celle de Terano guérissait. Aussi, alors qu'il voyait qu'elle n'allait plus tenir bien longtemps, il tenta de la repousser, mais le pouvoir de la télékinésie de l'adolescente l'en empêcha.
Il se rendit alors compte que la blessure à la poitrine de la jeune fille venait de se rouvrir, la tâche rouge sur le maillot en témoignant. Se rendant compte qu'elle avait relâché l'entrave, il agit sans réfléchir vraiment, en espérant créer un choc suffisant pour la faire arrêter : il se releva pour l'embrasser.
Il cependant que cela ne devait pas advenir, car un filet de sang se retrouva éjecté de la gorge de Charlène, et s'écrasa sur le visage de Terano. Il n'eut même pas le temps de réagir que déjà elle lui lançait mentalement :

*T'as pas honte hein ? De faire ça pour que j'arrête, alors que tu as Eva... T'es vraiment qu'un gros dégueulasse, va mourir*

S'il n'était qu'un peu honteux de son geste, car il ne comptait faire cela que pour l'empêcher de se tuer elle-même, il fut surpris par l'ironie de sa dernière phrase : qu'elle lui dise de mourir alors qu'elle venait de le soigner n'était pas le genre de chose que l'on entendait souvent.
Sa blessure au flanc se résorba totalement, et au même instant, l'adolescente lui tomba dessus, inconsciente. La première chose que fit Terano fut de sortir un paquet de mouchoir, et de se ressuyer le visage.
Il se mit à réfléchir le plus vite possible, tentant de ne pas céder à la panique qui l'envahissait de plus en plus... Si elle perdait encore une fois trop de sang, la guérison serait cette fois bien plus difficile. Il était bien évidemment hors de question qu'il la laisse mourir. C'est alors qu'un petit objet dans sa poche se rappela à son souvenir : la balle de soin offerte par le jeune blond que Charlène avait "martyrisé".
Il sortit la balle et l'examina attentivement... La panique le quitta immédiatement, remplacée par un sourire. Il réinvoqua son arme, qu'il changea en revolver, ouvrit le chargeur, et y glissa la balle soignante. Il referma le chargeur, et, priant un dieu quelconque -il est pas athé pour rien-, tira.
Un point positif : la balle ne créa aucune blessure supplémentaire. Il attendit, patiemment, les secondes s'égrenant en un rythme lent, un léger stresse apparaissant en lui : et si la balle n'était pas assez puissante ? Si ça n'avait pas marché ?
Mais le miracle finit par se produire : lentement, mais surement, le sang arrêta de couler de toutes les plaies, même celle à la poitrine. Les blessures aux mains furent les premières à se renfermer.
Il fallut cependant une bonne dizaine de minutes pour que l'ensemble des blessures soient fermées, et une demi-heure passa encore avant que l'adolescente ne reprenne conscience.
Le Soleil était sur le point de se coucher, et elle était allongée sur le sol. Lorsqu'elle ouvrit les yeux, la première chose qu'elle vit fut un Terano assis à côté d'elle, qui l'observait d'un air calme.


-Han, je vous préfère en peinture... Et pis, n'ai marre de toujours récupérer les trucs d'occasion... Les ailes alors ? Et la beauté ? Elles sont passées où ?

Le parrain soupira faiblement, mais il souriait d'amusement en même temps, face à l'humour dégradant/dégradé de l'adolescente. Elle se tourna un peu plus vers lui, et dit d'une voix faible mais contrariée :

-Vous auriez pu respecter ma dernière volonté...

- Oui, il aurait du. A croire qu'il n'a aucun respect pour toi."


La double de Charlène venait d'apparaitre à ses côtés, mais le sicilien n'y prêta guère attention, et répondit plutôt à l'adolescente :

-Ah nan, j'ai pas pu. Je devais d'abord rendre la pareil à quelqu'un qui m'a soigné. Et d'ailleurs, merci pour ça. Mais la prochaine fois que vous me faites un coup comme ça, votre mission suivante sera de nettoyer les toilettes des hommes de la base.

-Parfait, vous pouvez mourir maintenant donc.


Terano chassa le vent avec sa main, comme si il cherchait à écarter un moustique agaçant, mais son attention était fixée sur la jeune fille. Cette dernière avait détourné les yeux après les paroles du parrain, mais elle hocha la tête à l'affirmation de Trysh, et ajouta :

-Tout me va tant que j'ai pu à voir votre tête. Et de plus j'étais pas dans mon état normal, j'étais très fiévreuse et un tantinet bourrée. Donc, si par chance vous deviez finir une fois de plus en grillade, je serai trop occupée à récompenser votre bourreau pour empêcher Trysh de vous achever.


Pour toute réponse, le parrain de la famille Gioli replia ses jambes sur lui-même et posa sa tête sur ses genoux, un sourire aux lèvres, signe qu'il en avait rien à foutre. Son esprit était déjà à un autre type de réflexion : il se faisait tard, donc ils n'auraient pas le temps de rentrer à Domingo le soir même. S'ensuivait donc deux problèmes : le logement dans Fortenze ainsi qu'un passage dans des boutiques de vêtements, puisque ceux qu'ils portaient à l'instant avaient connu des jours meilleurs. Les boutiques ne posaient guère de problèmes, seulement, le logement allait être plus dur à trouver. Le double de Charlène choisit ce moment pour intervenir :

-Ouais, je connais un petit hôtel, peu fréquenté, pas cher, y'a un bon accueil et quelques meurtres de temps en temps.

Terano soupira, mais en même temps, il devait admettre qu'il n'avait pas d'autre idée. Il consulta l'adolescente du regard, et cette dernière se contenta de hausser les épaules.


-Bon, et ba va pour l'hôtel... Par contre, je propose d'abord qu'on aille acheter quelques vêtements, vu l'état des nôtres...

-Puisque c'est de ta faute si mes vêtements sont tous salopés, tu les paieras toi-même.

-Moi je veux bien si on trouve des fringues de croque-mort... et un magasin du style Damart pour vous.

-Bon, j'achète vos vêtements, Charlène, pas de problème, par contre, vous achetez les miens, ça marche ? Par contre j'achète pas de fringues de croquemort, et je porterai rien qui vient de chez Damart.

-Mokay... comme ça vous ressemblerez moins à un plouc sorti du troisième âge -ou fossilisé, accessoirement.


Le parrain haussa les épaules, et se releva, imité par Charlène. Il allait prendre les devants quand il se rendit compte que l'adolescente ne le suivait pas.

-Bon, tu viens ou tu comptes te transformer en arbre centenaire ?

-A choisir entre devenir un urinoir pour canidés et pavaner un pseudo-rebelle, la finalité est franchement pas évidente. Par contre, il est possible que je puisse conclure en votre faveur si vous portez une journée entière les fringues que je choisirai moi-même.

-Les fringues que nous choisirons nous-même, tout à fesse, lança Trysh.

-Bon, d'accord Charlène, vous choisirez mes vêtements si vous voulez, et je les mettrai. On peut y aller maintenant ?

-Ouais allez, on y va.


Sur ces mots, le double se précipita à la suite de Terano, avec la ferme intention de le prendre par la taille. Elle s'approchait quand Charlène lui fit une béquille, précipitant Trysh à terre, et la regarda d'un air dédaigneux. Elle s'avança ensuite aux côtés de Terano et passa sa main autour de son coude, non sans avoir un léger frisson. Elle se retourna un bref instant et tira la langue à Trysh.
Le sicilien, de son côté, haussa un sourcil en voyant l'adolescente s'approcher de lui, mais il fut assez vite remplacé par un sourire témoignant du fait qu'il était malgré tout assez content de ce geste.
C'est ainsi qu'ils prirent la direction du centre-ville, dans un coin où Terano savait qu'ils trouveraient de quoi se vêtir.


==> (création du topic dans un futur approximatif)
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