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 Appartement de Maciro

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Maciro Ventigo
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MessageSujet: Appartement de Maciro   Mer 2 Sep - 21:57

=> Bar Sagliano

Maciro versa la viande de boeuf haché dans la casserole, où cuisaient déjà quelques autres ingrédients. Il touilla pendant un moment, laissant le temps à la viande de cuire en partie et de bien se mélanger au reste du contenu. Il rajouta les derniers ingrédients de sa sauce bolognaise, augmenta le feu jusqu'à ce que les signes d'ébullition se fassent voir, puis baissa le feu et remit le couvercle.
18h30, repas du soir : spaghettis bolognaises. Le jeune homme avait envie de se faire un peu plaisir après la journée passée, ainsi que la précédente. Bien que parfaitement remis de la marche forcée entre Fortenze et Tardez, sa rencontre avec cette jeune fille lui ayant donné des nouvelles de ses deux amis l'avait un peu remué intérieurement. A vrai dire, il espérait déjà être la semaine suivante, et en avoir fini avec cette Felina et sa clique. Mais Maciro savait que tout seul, il aurait bien du mal à s'en sortir sans problème. Or, il savait exactement qui il pouvait prévenir...
Il jeta un dernier coup d'oeil à l'horloge : une heure pour écrire une lettre, voilà qui était amplement suffisant pour lui.
Aussitôt dit, aussitôt fait : le montagnard prit une feuille et le premier stylo lui venant sous la main et rédigea de façon rapide un mot à l'intention d'une des rares personnes qui lui ressemblait suffisamment pour qu'il lui fasse relativement confiance.

Vingt minutes plus tard, le jeune homme signait de ses initiales et glissait la feuille dans une enveloppe. Si il n'avait pas l'adresse du destinataire, il avait une idée de qui pourrait transmettre la lettre. Il irait la transmettre à la personne le lendemain.
Il ne lui restait plus qu'un petit détail à fignoler : il régla son portable pour qu'il sonne une petite heure plus tard afin qu'il fasse cuire les pâtes, et alla s'allonger dans le canapé, histoire de faire une petite sieste.
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Trysh
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MessageSujet: Re: Appartement de Maciro   Mar 15 Sep - 17:44

[ Ambre ]

Sa mère- Charlène aussi d'ailleurs, c'est un peu la même chose- lui disait toujours que c'était malpoli de passer chez les gens, tard, surtout lorsqu'on était pas invité. Alors, grand dieu, que foutait-elle là devant la porte d'un presque inconnu à 19h passée ? Ambre secoua légèrement la tête, en se disant qu'elle se vengerait peut-être d'une façon ou d'une autre sur Gabriel, pour lui avoir ordonné de poursuivre la mission : elle devait savoir si Maciro possédait les mêmes attributs que son sosie.

Elle avait été soigné par Seth, mais juste en partie puisque les brûlures étaient bien trop grave pour l'être totalement, et elle avait également tenu parole en passant le message à Lindila et Pierent. Bien qu'ils n'avaient pas eu tant de réaction que ça. Bande d'ingrats, faire le trajet aller retour -soit 3h de retour-, pour rien... Sans oublier qu'il avait fallu monter trois escaliers pour y arriver ici, en plus !

Cherchant la moindre excuse pour partir à la moindre occasion, Ambre leva la main pour frapper à la porte. Et s'il n'était pas là ? Même si Maciro n'avait pas l'air d'être le genre de sortir, elle l'avait bien croisé au bar... Peut-être qu'il y était retourné ? Non, les informateurs avaient dit qu'il était rentré chez lui. Bien, il lui restait plus qu'à frapper à la porte alors. Et s'il était en pyjama mickey ou quelque chose du genre, et qu'elle n'arriverait pas à retenir un fou rire ? Non, pas non plus son genre.

Après s'être enfin décidé, elle toqua une seule fois à la porte. Si au bout d'une minute, il n'avait toujours pas ouvert, elle repartirait et au diable la mission. Cependant, 5 secondes passèrent avant qu'elle reparte vers les escaliers.
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Maciro Ventigo
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MessageSujet: Re: Appartement de Maciro   Mer 16 Sep - 21:19

19h05. Maciro avait entamé sa sieste depuis un quart d'heure, laissant son esprit et son corps se reposer, tout e ayant, comme à son habitude, une partie de lui sur le qui-vive, prête à réagir à n'importe quel évènement. Il ne s'attendait pourtant pas à ce que quelque chose arrive, et il y avait de quoi être surpris quand l'évènement en question eut lieu, tant il était rare qu'il arrive.
En effet, une personne toqua à la porte. Ca arrivait de temps en temps, à l'époque où Lindila et Pierent habitaient avec lui dans l'appartement : quelques connaissances de leur travail, des rencontres de leur voyage qui étaient de passage... Mais depuis deux semaines, depuis que Lindila et Pierent s'étaient fait capturés par Gelma, personne n'était venu rendre visite à Maciro. Il y avait en effet de quoi être surpris, en pareils circonstances.
Cela ne dérangea cependant pas le montagnard : le bruit le "réveilla" immédiatement. Se mettant de bout en un instant, il se dépêcha d'aller ouvrir, tout en se posant plusieurs questions : Qui pouvait bien lui rendre visite ? Un de ses collègues ? Même parmi eux, peu étaient ceux qui connaissaient l'adresse exact du jeune homme. Une autre connaissance ? A part celles qui leur avaient déjà rendu visite les mois précédents, les autres ne savaient pas que les trois compagnons s'étaient installés à Tardez. Il ne restait donc que peu de choix possibles, à savoir, des vendeurs à domiciles, le facteur ou un de ces jeunes emmerdeurs qui passent leur temps à pourrir la vie d'autrui. Et vue l'heure, le montagnard avait tendance à penser que la personne qui avait toqué devait plutôt appartenir à la dernière catégorie. N'étant cependant sûr de rien, il posa sa main sur la poignée de la porte.
Il ouvrit la porte, et ne vit strictement personne. Des bruits de pas sur sa droite lui firent tourner la tête. Avant d'entendre le bruit, il pensait que la dernière hypothèse était confirmée. Mais la cadence de pas était bien trop lente, et bien que peu calme, elle n'était pas celle d'un adolescent en train de courir. La confirmation se fit bien vite quand il aperçut une silhouette d'apparence à priori féminine, avec des cheveux plutôt longs et couleur auburn - comme ceux de la fille qui lui avait apporté le message de Lindila et Pierent lorsqu'il était au bar- en train de filer vers les escaliers
.

"Ca ne serait quand même pas elle ? Mais pourquoi viendrait-elle ?"

Question peu rhétorique, certes, et qui laissait un doute. En effet, il était possible que ce ne soit qu'un effet de son imagination, ou tout simplement que ce ne soit pas l'adolescente en question. Mais Maciro ne croyait que trop peu aux coïncidences pour penser que ce n'était pas elle. C'est pourquoi, refermant la porte derrière lui, il fila dans la couloir, à la poursuite de la jeune fille. Et comme il semblait qu'entendre des bruits de pas dans son dos ne l'empêchait pas de continuer à marcher, le montagnard l'interpela de la façon qu'il put, ne lui connaissant ni prénom, ni nom, ni surnom :


-Hé, attends ! Tu frappes à ma porte, la moindre des choses serait de rester au lieu de filer à l'anglaise
.


Oui, il aurait pu se passer de la seconde phrase, mais ça sonnait vide sans. Simple avis personnel, vous avez le droit de pas être d'accord. Toujours était-il que, l'ayant appelé, il ralentit la cadence et s'approcha à un pas lent des escaliers, guettant une réaction de la jeune fille.
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Trysh
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MessageSujet: Re: Appartement de Maciro   Sam 19 Sep - 22:54

Partir était peut-être une bonne solution, pas la meilleure évidemment... Sauf qu'il était préférable de ne pas impliquer Maciro dans ses histoires plus qu'il ne l'était. Ambre pouvait toujours mentir sur les capacités du jeune homme en s'arrêtant à ceux du feu et de la résistance, mais si elle apprenait la vérité et qu'il possédait les autres, ce serait bien plus complexe de cacher les faits à Gab et à Gui. C'est pourquoi, l'adolescente ne devait pas trop tarder et sortir de l'immeuble avant qu'il ait le temps de réagir. Heureusement qu'elle n'avait toqué qu'une seule fois à la porte, puisqu'avec un peu de chance, le bruit avait pu lui échapper. Posant sa main devant ses yeux, elle se dit qu'elle agissait, étrangement, comme Charlène. Avait-elle été contaminée ?!
Cependant, il s'avéra que ses espoirs étaient vains : elle entendit le bruit d'une porte et une personne l'interpella - une voix qu'elle reconnut immédiatement.


« Hé, attends ! Tu frappes à ma porte, la moindre des choses serait de rester au lieu de filer à l'anglaise »


En pleine descente de l'escalier, la jeune femme s'arrêta brusquement. L'expression purement anodine que venait de prononcer Maciro, fit ressurgir des souvenirs peu glorieux devant ses yeux. Presque une année plus tôt, une journée de grande pluie, un habit de scout et une énorme explosion. Ça avait été sa toute première fois, son voyage iniatique en Angleterre, son baptême dans le monde du crime... Il faut avouer que la cible était une personne immoral, vile, complètement aliéné. Mais elle restait tout de même la mère de Charlène. Cette dernière lui en voudrait-elle pour cet acte horrible, bien qu'Ambre n'était pas vraiment elle-même ce jour-là ?

Se reprenant peu à peu, une pointe encore perceptible de tristesse dans les yeux, elle se retourna vers le jeune homme, et lui offrit un magnifique sourire étincelant de blancheur.


« Toi ! Tu me fais une réflexion pareil alors que c'est toi qui est parti sans payer au bar hein?! C'est pas un peu déplacé ? »


Elle remonta les quelques marches le séparant du jeune homme, et se campant devant lui, les mains dans les poches. Vu qu'elle n'avait pas trouvé de meilleure excuse sur sa raison d'être là, elle allait devoir faire avec et pis, ce n'était pas vraiment un mensonge étant donné qu'il avait réellement filé sans donner les sous pour sa bière.
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Maciro Ventigo
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MessageSujet: Re: Appartement de Maciro   Dim 20 Sep - 11:08

Finalement,"l'appel" du montagnard n'avait pas été complètement inutile : la jeune fille s'était arrêtée, puis, après un court instant où il sembla à Maciro qu'elle était plongée dans ses pensées, se retourna et lui fit face avec un large sourire des plus expressifs, pour enfin déclarer :

-Toi ! Tu me fais une réflexion pareil alors que c'est toi qui est parti sans payer au bar hein?! C'est pas un peu déplacé ?

Tandis qu'elle s'avançait puis s'arrêtait devant lui, les mains dans les poches, il ne put s'empêcher de hausser un sourcil : peu probable à son avis que l'adolescente ne soit venue que pour cette raison. Ce qui ne voulait pas dire pour autant que le jeune homme avait une quelconque idée de ce que pouvait être cette raison. Mais puisque qu'elle était partie la-dessus, autant jouer le jeu jusqu'au bout :

-Désolé pour tout à l'heure, j'étais un peu pressé de partir... ça fait que tu as du payer à ma place, n'est-ce pas ? Si tu veux que je te rembourse, pas de problème, par contre, si tu veux discuter, on serait mieux à l'intérieur, tu ne crois pas ?

Inutile de préciser que la proposition du montagnard était dénuée de toute idée malsaine, je le précise à l'intention des quelques petits pervers qui seraient tentés de s'imaginer des choses qui n'ont pas lieu d'être.
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Trysh
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MessageSujet: Re: Appartement de Maciro   Dim 27 Sep - 23:46

[ Ambre ]

Face au haussement de sourcils, Ambre comprit sur-le-champ que son excuse n'avait pas vraiment fait mouche et que le jeune homme ne s'était pas laissé berné. Au moins, elle avait essayé. De plus, il ne semblait pas s'être rendu compte de son regard mélancolique, ce qui n'était pas plus mal.

« Désolé pour tout à l'heure, j'étais un peu pressé de partir... ça fait que tu as du payer à ma place, n'est-ce pas ? Si tu veux que je te rembourse, pas de problème, par contre, si tu veux discuter, on serait mieux à l'intérieur, tu ne crois pas ? »


Des excuses ? Maciro rentrait dans son jeu alors ? Désirait-il ne pas la contrarier pour la mettre mal à l'aise ou quelque chose s'y rapprochant ? La jeune femme se désintéressait totalement de l'argent et du fait d'être remboursée : après tout, ça ne lui appartenait pas. En tout cas, il l'invitait bien trop vite à son domicile et la gamine se demanda brièvement si c'était plus par ennui que par courtoisie. Cependant, elle opina et le gratifia à nouveau d'un sourire, tout en lâchant :


« J'vais faire comme si je n'avais pas du poireauter 15 mn devant chez toi avant que tu viennes m'ouvrir la porte, et accepter, donc. Va pour le squat de l'intérieur alors. De toute façon, j'me suis préparée, et j'ai pas oublié de prendre mes précautions. Alors, ça me va. »


Mine perplexe de Maciro. Ambre avait sûrement du dire quelque chose d'étrange et qu'il n'avait pas du saisir. Ainsi, pour corroborer ses dires, elle lui fit un léger signe de tête pour bien attirer son attention, et leva légèrement son ample maillot. En-dessus, où logiquement aurait du apparaître la peau, on pouvait y apercevoir une membrane d'un noir oscillant de temps à autre vers le rouge.

« Au cas où tu me confondrais à nouveau une table avec une plaque chauffante. »


La combinaison avait été offerte par Guillaume - rare cadeau de sa part, celle-ci permettait une grande protection contre le feu, et avait été élaboré dans les locaux de son centre scientifique. Avec un cobaye humain. D'ailleurs, si ça se trouve, l'"armure" était faite de peau humaine ! Ecoeurant, fallait qu'elle l'enlève ! Chose qu'elle voulut faire en tirant dessus dans un spasme incontrôlé, avant de reprendre contenance comme elle put. C'était peut-être juste une combinaison en latex, et que Gab avait tenté de lui faire croire à une défense pour qu'elle se fasse avoir... Ou pas.
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Maciro Ventigo
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MessageSujet: Re: Appartement de Maciro   Lun 28 Sep - 22:21

« J'vais faire comme si je n'avais pas du poireauter 15 mn devant chez toi avant que tu viennes m'ouvrir la porte, et accepter, donc. Va pour le squat de l'intérieur alors. De toute façon, j'me suis préparée, et j'ai pas oublié de prendre mes précautions. Alors, ça me va. »

Mais oui, tout à fait, il était tout à fait logique que les 5 secondes de réaction de Maciro se transforment en 15 minutes pour l'adolescente. C'est pourquoi le montagnard ne releva pas le début de la phrase. En revanche, le dernier détail le fit tiquer : que voulait-elle dire par là ?
Il eut la réponse bien vite quand elle souleva son maillot, dévoilant une sorte de revêtement noir et rouge qui recouvrait tout le haut de son corps. Si le jeune homme ne comprit pas tout de suite, l'explication l'aida à comprendre un peu plus vite :


« Au cas où tu me confondrais à nouveau une table avec une plaque chauffante. »

Avant qu'il puisse ajouter quoi que ce soit, la jeune fille se mit soudainement à tirer sur la tunique, sans raison apparente. Quand elle se fut calmée, Maciro prit enfin la parole :

-Hum... tu sais, tu n'étais pas obligée de prendre cette précaution, je suis en général plus calme chez moi qu'ailleurs, et je ne vois pas vraiment de raisons faisant que j'essaierai de te transformer en brochette ou je-ne-sais-quoi d'autre. Enfin, c'est ta vie, fais donc comme tu l'entends.
Enfin bon, moi je rentre... Si tu veux suivre, te gêne surtout pas.


Aussitôt qu'il eut dit ces mots, il repartit vers la porte de son appartement, regardant derrière lui pour voir si elle le suivait ou si elle restait dans le couloir sans bouger. Elle resta dans ce dernier état pendant quelques secondes, puis finit par se mettre en marche et à suivre le jeune homme à l'intérieur de l'appartement.

Dès qu'il fut rentré, le montagnard se dirigea vers son plat en train de cuire : les pâtes étaient tout justes prêtes, et la bolognaise était suffisamment réchauffée. Il mit les pâtes dans une passoire, puis les remit dans la marmite et versa dedans la sauce. Il mélangea le tout, puis retourna vers la table, et se rendit compte qu'Ambre l'observait.


-C'est cool les hommes qui savent cuisiner.

Maciro eut un rire bref tandis qu'il servait une partie de la marmite dans son assiette. Il allait prendre le fromage quand il vit la quantité de pâtes contenues dans la marmite, ce qui l'amena à demander :

-J'en ai fait un peu de trop, tu en veux peut-être ?
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Tialyth
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MessageSujet: Re: Appartement de Maciro   Mar 29 Sep - 1:34

[ Ambre ]

Jackpot ! La jeune femme avait réussi à le faire rire sans vraiment le vouloir, ce qui entraîna une sympathie grandissante de sa part envers lui. Il était pas si grincheux qu'avait pu l'affirmer ses amis. Par contre, elle ne pouvait s'empêcher de dévorer des yeux le plat de pâtes qui se trouvait à présent sur la table. Avec de la bolognaise quoi ! Charlène et elle en mangeaient souvent à une époque, et ça finissait souvent dans des crises de fous rire. C'était le bon temps.
Maciro prit la parole, la faisant sortir de ses pensées :


- J'en ai fait un peu de trop, tu en veux peut-être ?

- Ah non, sans façon. Je ne peux plus manger de nourri... pâtes oui. Sinon, je risque de faire une overdose parce que je les digère très mal. Merci quand même.


Pourtant, ses yeux absinthes prouvaient le contraire, puisqu'ils dégageaient une envie presque palpable. Même si elle n'avait pas eu l'invitation à le faire, Ambre prit place en face du jeune homme, une main posait sur la table tandis que l'autre triturait son collier en demi-coeur.


[ VENGEANCE ! Tu fais des petits post, bah moi aussi]
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Maciro Ventigo
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MessageSujet: Re: Appartement de Maciro   Mer 30 Sep - 23:06

L'adolescente s'assit en face de lui, sans quitter des yeux le plat de pâtes, ce qui laissa penser au jeune homme qu'elle contredisait ses pensées en disant qu'elle n'en voulait pas. C'est pourquoi le montagnard alla chercher une assiette creuse dans laquelle il versa le reste de pâtes et de sauces, et posa le tout à côté de la jeune fille en la regardant d'un air insistant qui voulait dire "Vas-y, si tu en veux, tu peux te servir sans retenue".
En réponse, elle se détourna, comme pour dire qu'elle n'en voulait ab-so-lu-ment pas. Haussant les épaules, le jeune homme tira vers lui l'assiette, puis continua un bref instant à manger la sienne avant de demander :


-Mais, j'y pense, je ne sais toujours pas comment tu t'appelles.

-Tu m'appelles comme tu veux, répliqua-t-elle.


Maciro soupira.

"Très bonne base pour commencer une discussion. Encore un peu et il restera plus que des os quand on se dira notre âge."

La jeune fille ajouta, se décidant enfin à répondre de façon plus que correcte :

-D'une certaine façon, je m'appelle désormais Thirona. Si tu veux une minute d'étymologie, ce mot vient de la déesse Sirona, ou de l'astéroïde... J'ai du mal à m'en souvenir. La signification dans notre langue, veut tout simplement dire "quatre" voir "numéro quatre" pour la situation présente. Mais par le passé, on m'appelait Ambre. A toi de faire ton choix, selon la consonance que tu préfères.

-Euh, d'acccord... En ce cas, si tu le veux bien, je vais t'appeler Ambre.


Il termina son assiette, puis demanda, pour faire de la conversation :

-Joli collier... Il était comme ça ou quelqu'un a l'autre moitié ?

-Non, non. Je l'ai acheté comme ça tout à 10 F. A mon époque, c'était très à la mode d'acheter une aile en forme de demi-coeur... Bien sûr.


Il fronça les sourcils, doutant sur le fait qu'elle était sérieuse ou bien qu'elle se moquait de lui.

- D'ACCORD. Je me mens mal, mais désolée, je suis d'une étrange humeur maussade d'un coup. J'avais bien dit aux deux peknos que c'était une mauvaise idée d'aller faire un squat chez quelqu'un à l'heure du dîner. Ne le prends surtout pas mal, je n'ai rien contre toi. JE SUIS JUSTE BLASEE DE VOIR MANGER LES GENS. ... *passe la main dans ses cheveux* Et pour le collier, tu peux pas saquer la personne qui a l'autre morceau - mais il doit surement dériver au milieu d'ordures liquides à l'heure qu'il est.

-Bon, très bien... Charlène a donc l'autre moitié du collier... Tu étais vraiment proche d'elle ?


Certes, parler de Charlène n'était pas vraiment un sujet passionnant pour Maciro, mais en même temps, peut-être que cela remettrait légèrement au moins de bonne humeur son invité. Avec de la chance. Et de l'espoir. Beaucoup d'espoir.
L'espoir était cependant facultatif, puisque soudainement, un rayon de bonheur illumina le visage d'Ambre, et elle ne tarda pas à répondre :


- Je l'espère, oui. Je me trompe peut-être en disant qu'on était très poche, mais en tout cas, pour moi, c'est vraiment la personne la plus importante à mes yeux.
Ca peut sembler bizarre que je dise ça alors que je l'ai connu que 16 mois et 23 jours... Sauf qu'on a passé tellement de bons moments ensemble, qui peuvent paraître aux yeux des gens, du genre "pleine crise d'adolescence" ou encore "j'fais des conneries pour faire ma rebelle".


-Pour ma part, ma crise d'adolescence s'est résumée à développer mon don que j'ai avec le feu et quitter mon village natal avec Lindila et Pierent quand on avait quinze ans, dit le montagnard, songeur.

- C'est très jeune 15ans pour partir, mais je ne peux pas faire la mauvaise langue puisque j'ai quitté, d'une certaine façon, tous mes proches à mes 14ans.


Maciro ne comprit pas très bien ce que l'adolescente entendait par là, mais il ne dit rien, étant donné qu'elle avait déjà enchainé en lui racontant quelques anecdotes et souvenirs :

- Pour revenir à notre crise d'adolescence - si on reste dans ce thème là, Charlène l'aurait eu très jeune -, ça consistait à rendre la vie impossible à tous nos profs, sans vraiment le vouloir évidemment. J'vais donner plusieurs exemples concrets. Tiens, commençons par Charlène, elle était vraiment devenue la bête noire de tous les profs, même si elle restait appréciée pour son intelligence et sa répartie... Donc, comme notre surveillante de l'étude pouvait pas la saquer, elle la mettait souvent au fond, alors que je devais me placer à l'avant. Par conséquent, vu que Chan est très... désavantagée verticalement, elle pouvait facilement se glisser sous les tables et remonter la rangée sans se faire voir. La surveillante ne comprenait jamais trop comment elle faisait, et l'avait même accusée de se téléporter. C'est pourquoi, elle l'avait attaché à sa chaise. Manque de peau, ce jour-là, Charlène était d'humeur emm... joueuse... Et c'était amusé à avancer toutes les tables de la rangée en faisant des petits bonds avec sa chaise. Tu aurais vu la tête de la prof... Euh... Dis comme ça, ça a vraiment l'air débile...


Le jeune homme sourit à ces anecdotes : effectivement, elles avaient du être de sacré numéro.

-Je regrette presque de ne pas pouvoir raconter également des souvenirs de ce type... il faut admettre que la vie au village était bien monotone comparé à ce que j'ai connu depuis.

- Y aussi un truc qui arrivait souvent quand on était en cours, c'était le lancée du tout et n'importe quoi. Comme par exemple, Timothée - mon... petit copain de l'époque - avait jeté un poulpe sur notre prof avec une réplique que tu comprendrais pas donc, ça sert à rien que je le dise. La fois aussi où une fille de notre classe - une vraie débauchée - avait retiré sa petite culotte pour la passer à son copain, et comme ça n'avait pas échappé à Charlène, elle s'était amusée à utiliser sa télékinésie pour que ça atterrisse sur la table du prof. D'ailleurs, ce dernier, qui était souvent très mal luné le lundi matin, et qui confondait le sol avec son tabouret, a essayé de lancer une craie sur un élève derrière moi. Sauf que manque de peau, je l'ai reçu en plein visage... Et Chan avait vraiment été énervée sur le coup. Elle s'était levée, avait couru vers le tableau et pour jeter le petit carton de craie en hurlant "Vengeance". Bon, bien sûr, elle s'est faite virer de la classe. Mais à peine au bout de secondes, la voilà qui revient, et crie de nouveau pour sortir un truc du genre "ELEVE EN GRÊVE !!!!". Juste après qu'elle sorte ça, tout notre groupe d'amis s'est levé en proclamant une rebellion, et une grosse partie de la classe. En fait, il ne restait plus que deux personnes, les deux fayots de la classe, quoi. ... Y a plein de trucs du genre aussi. Surtout quand une fois, pour l'embêter, Amory l'avait soulevé et que ce même prof avait sorti " le lancer de nain est interdit"... Hm...


Le jeune homme hochait la tête au fur et à mesure. Il ne regrettait pas d'avoir inviter la jeune fille : maintenant qu'elle était de bonne humeur, elle était de bonne compagnie, et bien que très bavarde, elle restait amusante.
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MessageSujet: Re: Appartement de Maciro   Ven 9 Oct - 19:45

[ Ambre ]

Le monologue s'éternisait, inlassablement ponctué de nouvelles anecdotes et perles d'ancien temps. Le plaisir engendré par tout ce babillage, prodiguait à la jeune femme une sorte de renaissance qui se manifestait à travers des gestes passionnés afin de mimer avec brio les saynètes, des sourires ravageurs toujours et encore plus éclatants de blancheur, une voix chaude et plein d'entrain... Plus rien ne pouvait l'arrêter et déjà une bonne partie de son passé défiler devant ses yeux au fil de ses explications. A présent, elle contait leurs activités extra-scolaires, et bien que rares sur les débuts, occasionnaient constamment des souvenirs rempli d'intensité.

La course poursuite sur la plage, où un labrador dont la laisse pendouillait sur le sable derrière lui était poursuivit par un groupe de jeunes exténués. La plus petite d'entre tous avait tenté un plaquage, dans un remake de pro du rugby, et s'était lamentablement éclatée le flanc contre le sable. Suite à cela, la laisse fut stoppée d'un coup sec, sans raison apparente, à l'instar du chien qui fit un aller-retour sous la vitesse.

Les balades au canal, où une certaine journée d'été avait failli finir en incendie criminel. Des jeunes délinquants, et imbus d'eux-mêmes avaient construit une sorte de squat à l'aide d'une tente, d'un parasol et de sac poubelles. Ils avaient eu la mauvaise idée de charrier Sophie, une fille du groupe d'Ambre, et l'instant d'après - où on dit avoir vu une ombre armée d'un briquet - le parasol avait violemment pris feu. Un des délinquants s'était acharné à éteindre les flammes avec un balais, éparpillant la propagation toujours plus loin. Heureusement que Timothée possédait un pouvoir lié à l'eau, bien qu'il ne l'ait utilisé qu'après avoir vu que les délinquants ne pouvaient pas être plus effrayé qu'ils ne l'étaient.

Les parties de laser Game, où les équipes de six étaient toujours choisies aléatoirement pour plus d'équité. Une explication simple à cela : presque tous les membres du groupe se bataillaient pour tenter d'avoir une place avec Charlène et Ambre. Comment ça ? L'idée que deux gamines quatre ans et un an plus jeune que le reste du groupe, réussissent à bousiller tout le monde à un jeu de tir virtuel semble improbable ? Et pourtant...

Les virées nocturnes étaient aussi dans les instants préférées de l'adolescente, c'était dans ces moments là qu'elle testé toujours ses nouvelles expériences - ses nouvelles bombes. Le lieu de prédilection était au canal, où la nuit personne n'osait s'aventurer sous prétexte que les lieux étaient hantés par des anciens combattants qui se battaient à mort avec des obus.

Ambre continuait ainsi à expliquer dans les moindres détails tout fait majeur et habituelle de son existence. Bien sûr, son récit n'était pas toujours centré sur sa relation avec Charlène, elle parlait également des autres membres. Bien qu'en plus petite partie. Elle avait également évoqué son amour pour Timothé, mais l'avait tout de suite balayé pour reparler à nouveau de sa meilleure amie. Tout laissait à croire qu'elle n'avait pas que de simples sentiments pour elle, rien qu'à voir cette lueur de joie qui s'animait dans ses yeux rien qu'à l'évoquer.

Elle continuait toujours, sans répit, accompagnée par des sourires de son hôte.

D'ailleurs, elle ressassa un souvenir : La première rencontre avec Charlène.



__________

Une porte fermée. Voilà ce qui arrivait aux jeunes impudentes qui osaient se dresser contre la pimbêche au prénom de Nadège. Cette dernière avait tout un stand de groupies derrière ses fesses à longueur de temps. Même dans les vestiaires des filles.


Ambre secoua la tête d'un air indignée. Pourquoi avait-elle fait remarquer à cette salo... si jolie jeune fille qu'elle lui tapait sur les nerfs ? Si elle s'était tue, elle ne serait pas enfermée à l'extérieur des locaux, en sous-vêtements et rien pour masquer sa semi-nudité. Elle entendait désormais les cris de son amie Sophie, qui essayait tant bien que mal à lui ouvrir la porte, sous les rires du gang des bimbos de 13 ans à tout casser. Aucune chance qu'elle y parvienne, vu le surnombre.

L'adolescente jeta un coup d'oeil vers l'escalier devant elle. Celui-ci menait vers la cour, et les seuls moyens pour elle de rentrer à nouveau dans les vestiaires étaient de passer, soit par l'extérieur, soit par l'intérieur du collège, devant toutes les classes.

Après une petite réflexion, elle monta les escaliers rapidement tout en vérifiant si personne ne traînait dans le coin. Vide. Elle continua jusqu'à la porte qui devait lui permettre de rentrer dans les locaux, le moyen le plus court pour rentrer. Fermé également.

L'adolescente jura, et se mit à courir en petite culotte dans la cour, longeant à demi-accroupie le long des fenêtres. Par chance, aucune de celles-ci n'étaient ouvertes et elle rentra sans problème par l'autre porte. Ouverte heureusement.

Un bruit ? Quelques pas. Une respiration saccadée. L'adolescente préparait, en un sens, une nouvelle honte dans ce monde de tous les jours. Un instant, risquer de croiser des regards amusés, entendre des moqueries et autres jugements péremptoires. Ce n’était que pour quelques minutes, le temps d’arpenter les couleurs, et de se cacher une nouvelle fois dans les vestiaires. Retenir son souffle, et passer tel un fantôme sans le moindre bruit.

Mais lorsque elle se retourna vers les toilettes, elle se trouva face à une enfant de huit ans qui se tenait là, immobile. Leurs regards se croisèrent. Étrange. Il y avait dans cet oeil vert une détresse – une douceur aussi - semblable à une fille d'un certain tableau. Qui était-ce ? Elle lui semblait avoir déjà aperçu cette fine silhouette au détour d’un couloir. Toujours seule, d’ailleurs. Son visage pourtant ne lui rappelait rien … Il y avait, cette absence, cette douleur, cet éloignement qui était apparu, un instant, dans l'unique oeil de l’inconnue. Cette dernière avait l'air souffrante, nauséeuse et perdue. Et soudain, une voix, faible, aigüe – l’air d’un oiseau qui apprend à chanter - s’éleva dans les airs.


« ... Je présume que c'est une nouvelle mode que vous essayez de lancer ? Parce que vous êtes rousse, c'est le seul moyen que vous avez trouvé pour attirer les garçons. Oui, oui, c'est probablement ça.

- Hein, euh ? Non, pas du tout. J'ai été enfermée dehors les vestiaires par des...

- Peu m'importe. Les faits sont là, et j'espère que le cpe va bientôt arriver. Il va peut-être avoir du spectacle. Hmpf, pas de pop-corns.. »


La petite fille tituba dans le couloir, tout en essayant de se maintenir contre le mur le plus proche. Ambre la regardait avec un pincement au cœur. Était-elle perdue ? La fille d'un prof ? Au moment où la gamine s'affaissait, Ambre s'élança pour lui porter son aide. Un cri. L'enfant l'avait repoussé en poussant un hurlement strident, comme si le contact de leur peau l'avait brûlé.

« Je t'emmène à l'infirmerie... Et peu importe si je me fais gronder par un prof, ou le cpe. C'est pas important si tu peux... »

Ambre n'eut pas le temps de finir sa phrase, qu'un professeur traversa le couloir où elles se trouvaient. Il leur ordonna de rejoindre leur classe respective, et disparu à l'extérieur des locaux. Bizarre. Il ne s'était même pas aperçu du pseudo habillement d'Ambre ? Cette dernière se tourna vers la gamine, qui palissait à vue d'oeil... Pour elle ne savait quelle raison, Ambre était persuadée qu'elle n'était pas étrangère son salut.


« Tenez, vous aurez moins froid avec ceci. La fin des cours va bientôt sonner, vous devrez vous dêpecher....

- Nonononon, tu vas d'abord à l'infirmerie et après, j'irai m'habiller en...

- D'abord les vestiaires, et après, l'infirmerie. Promis.»


Soupir. L'adolescente finissait de couvrir le haut du corps avec le pull difforme qu'on venait de lui donner. Elle flottait dedans... La gamine était à présent bras nus, où on pouvait voir de nombreuses cicatrices et hématomes. Et pourquoi l'aidait-elle soudainement ? Avait-elle fait quelques choses en sa faveur ? Oh, et pis, le pull sentait vachement bon...
Cependant, elle opina et suivit la gamine dans les couloirs. Ambre se mit à la détailler : une longue mèche d'ébène couvrait son oeil droit, où on pouvait légèrement apercevoir une sorte de cache. Elle était minuscule, et ses vêtements lui donnait un air comique, par leur taille, voire pathétique. Mais malgré tout, elle avait quelque chose d'attirant. Alors qu'elle continuait de fixer la gamine, la sonnerie retentit et déjà, les élèves se jetaient en dehors des classes, bousculant tout sur leur passage. Les joies du collège.

Les deux filles continuaient d'avancer, et la plus petite semblait en proie à d'invisibles fantômes : sa respiration s'accélérait en même temps que son visage pâlissait. Symptômes d'agoraphobie peut-être. Ambre accéléra le pas, et se mit devant la gamine pour lui ouvrir le passage. D'ailleurs, c'était surtout pour la remercier de l'aider à vaincre sa semi-nudité. Elles descendirent les escaliers vers le vestiaire des filles, tandis que la porte de ce dernier s'ouvrit sur Sophie, qui l'entraîna à l'intérieur.


« AAAAAH ! Idiote! Pourquoi t'as pas attendue !? J'ai réussi à ouvrir et pouf, t'étais partie ! Et c'est quoi ce machin que tu portes ?

- Ca appartient à la fille qui m'a aidée. D'ailleurs, maintenant que je suis hors de danger, tu peux me dire comment tu...

- Tu parles à qui là ? »


Ambre lança un coup d'oeil derrière elle : seuls les élèves de sa classe remontaient les escaliers, et pas de gamine minuscule en vue.

______________

Dans son esprit résonnaient les accords perdus d’un vieil air de piano. La petite musique des silences imposés et des images qui se décomposent. Petites phrases qui s’entremêlent, en refrains dérisoires. Les heures passaient. Avaient passé. Traînant leur cours sous les images vivantes de la marche du temps et sous les reflets morts des jours perdus. Ambre s’arrêta. Elle s’était égarée dans un doux vertige, un rêve un peu fou. Elle ferma les yeux un instant. Elle l’avait entraîné, à sa suite, dans le flot languissant de ses souvenirs. Détourner son regard des interrogations du présent. D’un geste de la main, d’un sourire, d’une phrase, elle avait tenté de donner vie à ce qui dormait en elle, chaque jour. A ce qu’elle taisait, parce qu’on lui avait dit, bien des fois, que cela ne servait plus à rien. Un voile sombre couvrit ses yeux d'absinthes.

« Mais c'était il y a longtemps... C'était il y a 5 ans, je crois... En 2003... Jamais on ne pourra recommencer ce genre de choses avec notre groupe d'amis.»
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Maciro Ventigo
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MessageSujet: Re: Appartement de Maciro   Ven 9 Oct - 22:28

A force d'écouter la voix passionnée d'Ambre, Maciro finit par être complètement captivé par ce qu'elle disant, montrant finalement sa vraie nature : quelqu'un d'attentif et en général de bonne humeur, et qui ne privera jamais quelqu'un d'un bon moment tant que ce n'est pas à son détriment.
Il l'écouta donc, pendant un long moment encore, souriant souvent et riant parfois à certaines anecdotes. Il se rendait compte que la jeune fille "rentrait" en fin de compte dans le genre de personne qui plaisaient au montagnard.

Elle finit par une dernière anecdote, et non la moindre, puisqu'il s'agissait de sa rencontre avec Charlène. Le jeune homme écouta sans rien dire, curieux de savoir comment l'adolescente avait rencontré celle qui semblait être sa meilleure amie.
Quand elle eut fini, elle prononça d'une voix où on décelait une pointe de tristesse, de mélancolie et de nostalgie :


-Mais c'était il y a longtemps... C'était il y a 5 ans, je crois... En 2003... Jamais on ne pourra recommencer ce genre de choses avec notre groupe d'amis.

Comme dit plus haut, bien qu'il soit captivé, Maciro est aussi quelqu'un d'attentif. Or, le fait de se tromper d'une année dans un calcul si simple laissa le jeune homme perplexe.

-Euh... il y a six ans, tu veux dire ? Que je sache, on est en 2009, maintenant.

Et, alors qu'il prononçait cette phrase, un autre élément le heurta : elle était au collège il y a 6 ans, et il avait cru comprendre qu'elle avait un âge normal pour une collégienne à cette époque là... il y avait donc un gros problème, puisqu'elle ne devait guère avoir plus de 15 ans. Son interrogation finit par être également formulée, à la suite de la précédente :

-Mais... tu as quel âge au juste ?


C'était à présent dans une sorte de brouillard d'incompréhension que Maciro observait Ambre, d'un regard étonné et perplexe. La jeune fille se pinça les lèvres et jeta un regard vers la porte, comme si elle voulait s'enfuir. Elle n'en fit cependant rien pour le moment.

-... Théoriquement ou logiquement ? Vu que je suis née le 17 Avril 1989, ce qui donne logiquement un peu plus de 20 ans... Et théoriquement, au niveau du corps, j'ai presque 15 ans.

Ce genre de réponse crée en général un choc chez la plupart des personnes faisant parti de la catégorie "mortels". Mais Maciro n'eut pas de réaction digne de la surprise qui aurait du suivre cette annonce : il fronça les sourcils.

-Et... Comment cela est-il possible ? Finit-il par demander.

-Nan mais en fait j'ai tout inventé la, et j'ai jamais été avec Charlène au collège, j'en ai juste entendu parler, et j'étais en pleine admiration... Et je suis né en 1994 !


Cependant, elle avait détourné les yeux quand elle dit ça, et quelque chose également dans son ton sonnait faux, si bien que le montagnard répliqua :

-Nan mais laisse tomber, tu sais pas mentir.

Elle braqua son regard vers lui, et dit, d'une ton désolé :


-Je le sais bien, on me le dit souvent.

Il secoua la tête, d'un air navré, et répondit simplement :

-C'est pas grave.

- C'était un mardi au mois de Janvier... Une journée comme les autres, même si ça commençait à vraiment être tendu. Nos amis se demandaient toujours qui seraient le prochain... Mais bref... On était en pleine après-midi, le dernier cours était une leçon de physique chim... Peu importe hein ? Je me rappelle parfaitement de ce jour parce que j'avais promis à Charlène de lui faire des crêpes avec de la pâte à tartiner le lendemain. Tu sais le truc que tout le monde adore... Tout se passait bien après que j'apprenne quelque chose d'une importance capitale... Et j'ai agi sans réflechir, j'me suis précipitée, j'ai laissé tomber Charlène et j'ai courru. J'étais assez douée pour ça en général, le saut de haie, mais dans ce genre de moment, on perd un peu tout nos moyens... Ca fait que j'me suis éclatée la tronche contre les rails. Normalement, c'est pas très grave ce genre de choses, on se relève et on repart en boitillant.. Les barrières étaient pas baissées pour faire jolie, malheureusement. J'avais un peu conscience de tout, en étant détachée et inquiète en même temps. Le bruit du train, Charlène qui essayait de m'aider à me relever, Timothée qui était aussi en danger... J'avais tellement de choses qui se bousculait dans ma tête... Un peu comme quand la vie défile devant nos yeux, mais là, c'était juste des questions : Charlène va-t-elle réussir à se relever et ne pas se faire faucher ? Va-t-elle s'en remettre ? Est-ce que Timothée est sorti et va échapper à l'explosion ? Mes parents réussiront-ils à continuer leur vie ? Qui va ramasser les restes de mon corps ? ... C'est tellement... J'avais que des regrets... D'avoir réussi à rien... De n'avoir pu sauver personne...
Et après, juste après avoir entendu une dernière fois le bruit de train, j'me suis réveillée dans une salle, étrange, terne avec des gens chelous. De-là, on m'a appris que Charlène était vivante, mais que tous les autres à part un avaient rendus l'âme... C'est là aussi que j'ai récupéré ce collier et quelques affaires, et la personne qui me les as passés, m'a expliqué qu'il avait "emprunté" à Charlène... Alors, j'ose même pas imaginer comment elle l'avait récupéré. Parce que dans ce genre de cas, d'accidents, on récupère les morceau et on fout tout dans une boîte... C'est passé comme un suicide... Mes parents ont du penser que j'étais en pleine crise d'adolescence et que j'en pouvais plus. Au contraire...
Et pis fais gaffe, théoriquement, je suis morte, alors comme je suis un zombie, j'vais te bouffer le cerveau, ça me fera un encas.


-D'accord... Donc, résumons : tu t'es faites écraser par un train, et des gens t'ont ressuscité... C'est pas commun. Par contre, si tu veux me bouffer le cerveau, je te souhaite bonne chance, parce que tu vas en avoir besoin.
Et puis... d'une certaine façon, je compatis. J'ai également connu beaucoup de morts. Les trois-quarts des personnes que j'ai connu durant mon enfance sont mortes. Il ne reste que quelques survivants du hameau, et Lindila et Pierent... Et c'est bien pour ça que je ne vais pas laisser quoi que ce soit leur arriver, ni rien m'empêcher de les aider.


La réplique de Maciro se fit montante au fur et à mesure qu'elle avançait : entendre l'histoire d'Ambre lui avait rappelé la sienne, et il avait éprouvé le besoin de se lâcher, de donner ses intentions, même si, il ne l'avait pas oublié, Ambre était à la base censée être du côté de Gelma.
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Trysh
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MessageSujet: Re: Appartement de Maciro   Lun 12 Oct - 22:10

Ambre avait assez hésité à lui confier les événements qui l'avait conduit à perdre la vie, mais après tout, pourquoi le cacher ? Alors elle parla, raconta son histoire, ajoutant de ci-dela des détails peu utiles à la compréhension du jeune homme. C'était une libération pour elle, tant de choses qu'elle n'avait jamais osé raconter. Oui, même pas Seth n'était au courant de ce genre de ses sentiments, ses regrets qui lui avaient rongé le cœur avant la toute première fin. Elle s'arrêta, la gorge nouée. C'est pour cela qu'elle fit un léger commentaire sur sa propre situation, afin d'alléger l'atmosphère.
La réaction de Maciro et le bref résumé qui s'ensuivit, fut accueilli par un léger sourire de la jeune femme :

« D'accord... Donc, résumons : tu t'es faites écraser par un train, et des gens t'ont ressuscité... C'est pas commun. Par contre, si tu veux me bouffer le cerveau, je te souhaite bonne chance, parce que tu vas en avoir besoin.

- Oui, le tank est sûr de ses capacités. »


Alors comme ça, une histoire de zombie, c'était pas banal ? Pourtant, Charlène et elle se marraient souvent en lisant ce genre d'histoires tirées par les cheveux... De plus, c'était assez étrange pour elle qu'il accepte les choses aussi facilement. N'importe qui l'aurait considérée comme une mythomane, une baratineuse qui faisait de l'esbrouffe pour attirer toute l'attention sur elle. Mais pas lui. Les yeux de ce dernier semblait empreint d'une lueur plus douce quand il ajouta :

« Et puis... d'une certaine façon, je compatis. J'ai également connu beaucoup de morts. Les trois-quarts des personnes que j'ai connu durant mon enfance sont mortes. Il ne reste que quelques survivants du hameau, et Lindila et Pierent... Et c'est bien pour ça que je ne vais pas laisser quoi que ce soit leur arriver, ni rien m'empêcher de les aider. »

Confidence. Une telle chose laissa Ambre déconcertée. Au début de leur rencontre, il avait essayé de la faire rôtir comme un poulet, et là, il commençait à lui raconter quelques brides de son passé. Elle était également peinée par les souffrances qu'il avait du passer, lui aussi. Pourtant, elle était en partie honorée d'un tel revirement de situation, il devait lui faire un peu confiance tout de même, non ? ... Bien que c'était impossible que la montagnard ait oublié sa collaboration avec Gelma. Continuant de le fixer droit dans les yeux, elle lui répondit d'une voix incertaine :


« Quoi qu'il arrive, je ferais tout mon possible pour te prêter main forte à la base de Gelma. Je vais souvent dans la section des prisonniers, alors ce sera un jeu d'enfants pour les libérer... Et pis, on aura un allié de plus là-bas... Je... Sans oublier que... Tu as ma parole, je t'aiderai. C'est promis. »

Ambre avait trop parlé ; les mots ne lui venaient plus . Du moins ne parvenaient-ils plus jusqu’au seuil de ses lèvres. Dans son esprit, des phrases incongrues, des confidences mal orchestrées se bousculaient, s’accusant mutuellement leurs propres dissonances. Et essoufflée des possibles, l'adolescente s’était tue.
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MessageSujet: Re: Appartement de Maciro   Mar 13 Oct - 21:24

-Oui, le tank est sûr de ses capacités.

Le jeune homme capta alors qu'il parlait encore cette remarque chuchotée par la jeune fille. Il poussa un léger soupir, tout en pensant :

"Mais qu'est-ce qu'elles ont à me traiter de tank ? Je suis pas si bourrin que ça, si ?"

Oui, il fallait l'admettre, Maciro commençait un peu à en avoir marre qu'on le traite de la sorte. C'est vrai quoi, c'était pas de sa faute si ses pouvoirs faisaient que lors d'une bataille, c'était toujours lui qui passait devant et faisait le gros du boulot, laissant ce qui restait à ceux derrière.


-Quoi qu'il arrive, je ferais tout mon possible pour te prêter main forte à la base de Gelma. Je vais souvent dans la section des prisonniers, alors ce sera un jeu d'enfants pour les libérer... Et pis, on aura un allié de plus là-bas... Je... Sans oublier que... Tu as ma parole, je t'aiderai. C'est promis.


Le montagnard haussa un sourcil en entendant la déclaration. Il capta une sorte d'hésitation, mais étrangement, il n'eut pas le sentiment que c'était quand au fait en lui-même de l'aider, mais plutôt qu'elle ne savait pas comment lui dire. Il avait ce pressentiment car il avait d'ores et déjà compris qu'Ambre était le genre de personne qui faisait toujours son possible pour tenir parole. Et la simple promesse qu'elle formula lui réchauffa un peu le coeur : pour lui, cette jeune fille représentait plus qu'une alliée, mais bel et bien une personne en qui il pouvait peut-être faire confiance, et ça comptait énormément pour Maciro.
Ce fait fut très largement perceptible dans la réponse qu'il donna à l'adolescente :


-Merci beaucoup Ambre. Ca peut paraitre idiot, mais je suis toujours rassuré quand je sais que j'ai à proximité une personne sur qui je peux compter. J'aimerais vraiment pouvoir te rendre la pareille, même si je ne sais pas vraiment comment... Disons dans ce cas que si jamais tu as besoin d'un coup de main, tu pourras compter sur moi, tu peux en être sûre.

Le montagnard affichait sur son visage un sourire large et sincère, le genre de sourire que Lindila et Pierent eux-même avaient parfois eu du mal à lui faire avoir, tout du moins depuis qu'ils avaient quitté le hameau alpin. Autrement dit, on pouvait presque considérer le fait qu'Ambre venait d'opérer un miracle quand à l'humeur du jeune homme.
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MessageSujet: Re: Appartement de Maciro   Mer 28 Oct - 23:41

« Merci beaucoup Ambre. Ca peut paraitre idiot, mais je suis toujours rassuré quand je sais que j'ai à proximité une personne sur qui je peux compter. J'aimerais vraiment pouvoir te rendre la pareille, même si je ne sais pas vraiment comment... Disons dans ce cas que si jamais tu as besoin d'un coup de main, tu pourras compter sur moi, tu peux en être sûre. »

Le sourire qui s'afficha alors sur le visage du jeune homme ne laissait vraiment pas Ambre indifférente : elle était même persuadée que si la vie s'écoulait encore dans ses veines, son visage aurait à cet instant pris une couleur cramoisie. De plus, ce discours lui avait laissé une drôle d'impression, une pincée de folie sûrement, puisqu'il lui avait semblé lors d'une fraction de seconde sentir son cœur faire un bon dans sa poitrine. Sauf qu'il ne fonctionnait plus depuis des années.

Elle se dit aussi qu'elle devrait éclaircir les choses avec les compagnons de Maciro, dès son retour à la base. Peut-être qu'il avait été drogué ? Un solution euphorique comme du protoxyde d'azote... En pensant ceci, l'adolescente haussa les sourcils et eut idée folle, et si une de ses fioles s'était brisée dans son sac ? Ça expliquerait en partie les raisons qui poussent le montagnard à être si gentil et si attentif avec elle. Non. Déjà, c'était impoli selon elle de s'imaginer des choses pareilles et carrément déplacé, et il ne possédait pas une voix de castra... S'arrêter sur des choses aussi bidons ne lui correspondaient pas. Pourtant, elle se permit de vérifier en jetant un coup d'oeil furtif vers son sac en bandoulière sur laquelle un pin's "Peace & Love" n'était pas en surbrillance : le cas opposé aurait pu être désastreux voir mortelle pour son hôte.

Poussant un bref soupir joyeux et apaisé, elle pencha doucement la tête vers la côté et osa un sourire très mignon qu'on pouvait classifier dans le genre Timide voir également Ému. Cette dernière note était visible de par ses yeux pétillants, semblable à des fentes, encadré par des sourcils légèrement relevés et arqués. L'adolescente tenta une réponse, laquelle ressemblait bien plus à du charabia venu d'une langue disparue. Après s'être aperçue qu'elle venait de s'exprimer en Saturnien, elle se reprit et dit :


« Désolé, j'étais tellement toute retournée que j'ai même pas captée que je ne te parlais plus en Italien. Faut dire qu'il y a vraiment de quoi être chamboulée après un sourire pareil. Je suis sûre que si tu souriais plus souvent comme ça, tu aurais touts les femmes à tes pieds ! Et peut-être même les hommes ! Et qu'on me sorte pas la phrase potache du "ce qui est rare est précieux", ça ne fonctionne pas pour tout... Et vraiment, merci pour ce que tu m'as dit tout à l'heure. Et je dois t'avouer que je suis vraiment... »

Quelque chose d'étrange se déclencha dans l'esprit de la jeune femme, et une fraction plus tard, elle se retrouva en plein vol plané au-dessus de la table, embarquant de ses jambes toute la vaisselle, et finit sa course droit sur son tank. Ses lèvres s'écrasèrent sur celles de ce dernier, sans douceur et dans une étreinte glaciale.


* On désobéit aux ordres, Thirona ? *


Rivés sur le regard de Maciro, les yeux absinthes de l'adolescente accueillirent une lueur de peur : son corps ne répondait plus.
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MessageSujet: Re: Appartement de Maciro   Jeu 29 Oct - 12:45

Après la dernière déclaration de Maciro, son interlocutrice eut pendant un court instant un comportement bizarre, puis, après un bref soupir d'apaisement, elle lui lança un petit sourire timide, mais qui n'en restait pas moins, selon l'impression qu'il faisait au jeune homme, "magnifique". Il se surprit alors lui-même à avoir la pensée fugace qu'ainsi, elle semblait plutôt mignonne malgré son jeune âge. La pensée disparut aussi vite qu'elle était venue, mais le fait d'avoir eu une telle idée était pour le moins surprenant de la part du montagnard.
Elle tenta alors de lui dire quelque chose, mais la langue dans laquelle la jeune fille s'exprima était totalement inconnue du jeune homme. Ambre s'en rendit compte au bout de quelques instants, et elle se reprit, en parlant cette fois en italien :


-Désolé, j'étais tellement toute retournée que j'ai même pas captée que je ne te parlais plus en Italien. Faut dire qu'il y a vraiment de quoi être chamboulée après un sourire pareil. Je suis sûre que si tu souriais plus souvent comme ça, tu aurais touts les femmes à tes pieds ! Et peut-être même les hommes ! Et qu'on me sorte pas la phrase potache du "ce qui est rare est précieux", ça ne fonctionne pas pour tout... Et vraiment, merci pour ce que tu m'as dit tout à l'heure. Et je dois t'avouer que je suis vraiment...


Ces paroles furent une véritable surprise pour le jeune homme : il ne savait pas que son sourire était si... "impressionnant" ? Il eut un froncement de sourcil quand elle parla de "ce qui est rare est précieux", et s'apprêtait à dire une réponse en préparant un exemple à l'appui, tout en écoutant le reste de la phrase.
Il n'eut cependant aucunement l'occasion de répondre, car l'attitude d'Ambre changea du tout au tout en instant : d'abord sur sa chaise, elle sauta brusquement par dessus la table et arriva sur un Maciro incapable de réagir assez vite, et qu'elle embrassa.
La première pensée du jeune homme fut qu'elle avait les lèvres froides. C'était fortement plausible, puisqu'après tout, la jeune fille était morte. Puis, un détail attira son regard : les yeux d'Ambre, dans lesquels il décela une émotion étrange : la peur. C'est cela qui provoqua un déclic chez le montagnard : il se rendit compte qu'il n'avait pas bougé d'un pouce et qu'il se laissait embrasser sans rien faire. Il se dégagea alors comme il put, et l'éloigna doucement en la poussant légèrement en arrière. Il voyait toujours cette lueur dans ses yeux, et c'est pourquoi, au cas où, il ne la lâcha pas. Il se doutait que quelque chose n'allait pas, et il ne pensait pas qu'elle aurait fait un telle geste volontairement. Mais, n'étant sûr de rien, il demanda :


-Tu te sens bien, Ambre ?

Oui, la question était étrangement tournée, mais le jeune homme ne savait pas vraiment comment exprimer son inquiétude, et il n'avait pu qu'opter pour cette question totalement bateau, et dont il pensait d'ailleurs déjà connaître la réponse.
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Maciro Ventigo
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MessageSujet: Re: Appartement de Maciro   Jeu 20 Mai - 22:38

[Petite ellipse temporelle que je remplirai par la suite, en voici le résumé : Le reste de la soirée se passe à peu près convenablement... Puisqu'il est tard, Maciro propose à Ambre de dormir dans l'appartement. Elle accepte malgré quelques réticences que Maciro finit par comprendre : elle ne peut pas dormir du fait de sa condition. Maciro reste du coup éveillé, et ils papotent de tout et de rien durant la nuit.
Le lendemain matin, à l'aube, elle retourne à la base de Gelma. Maciro dort un petit peu la première moitié de la matinée. Et je reprends l'histoire à ce point]

Le jeune homme rouvrit les yeux. Par la fenêtre, le soleil commençait à être haut. Un coup d'oeil à son horloge lui indiqua qu'il était 10h30. Pas encore trop tard pour bien commencer la journée.
Il réfléchit quelques instants. Depuis qu'il avait eu ces nouvelles de Lindila et Pierent grâce à Ambre, il commençait à positiver un petit peu plus. Et il avait une semaine pour se préparer, sachant qu'il aurait à priori le soutien de quelqu'un de l'intérieur - a savoir Ambre elle-même - ce qui n'était pas pour peu l'arranger, au contraire.

Mais il lui fallait voir d'autres choses maintenant. Il avait donné le renseignement du lieu à son sosie, Terano Gioli... allait-il lui donner le renseignement de la date ? Il pesa le pour et le contre durant un moment... Il ne connaissait pas parfaitement les intérêts du jeune parrain, mais il lui avait semblé que c'était quelqu'un de plutôt honnête, malgré son appartenance à la mafia. De plus, il devait surement posséder de bonnes ressources... Oui, l'aide d'une telle personne pourrait être précieuse. Et ce serait une occasion d'en savoir plus... Non pas qu'il s'y intéressait tant que ça, mais il trouvait étrange qu'ils ressemblaient autant l'un à l'autre...

Le montagnard quittait son appartement tout en formulant ces pensées. Sa décision était prise, et puis, ça lui ferait voir un peu de pays.
Après avoir marché durant quelques minutes vers la sortie de la ville, il réfléchit un instant. Plutôt que de marcher, il pouvait toujours gagner du temps en utilisant son pouvoir... il s'épuiserait plutôt vite, mais la marche n'étant guère une activité fatigante en elle-même, il pourrait récupérer de cette façon.
Ainsi, Maciro s'éloigna quelque peu de la route, afin de ne pas trop attirer l'attention. Il baissa les bras, et laissa son pouvoir s'activer : du marron habituel, ses yeux devinrent ambrés, et il se retrouva propulsé par les gerbes de flammes qui sortaient de ses mains.

==> Domingo
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Appartement de Maciro
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