Domingo


 
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 Jikel Vivone ._.

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Jikel Vivone

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Masculin Nombre de messages : 57
Age : 22
Pouvoir spécial :
- Émulation de pouvoirs
- Contrôle du son et des ondes
- Contrôle de la physiologie
Niveau de combat : 54
Date d'inscription : 18/04/2010

MessageSujet: Jikel Vivone ._.   Dim 2 Mai - 20:25

Nom : Vivone

Prénom : Jikel

Age : 16 ans

Sexe : Masculin

Opinion politique : Neutre

Histoire :

Chapitre 1 : Songes et provocations.

L'endroit était horriblement méphitique, et l'atmosphère saturée de relents d'alcool et de mort. De la bauge encore luisante des averses de la journée s'élevaient des vapeurs étouffantes, donnant au quartier un aspect fantomatique des plus malsains. C'était ici, dans le quartier le plus mal famé de Salerne, qu'habitait Jikel Verrachia.
Un appartement miteux, situé au premier étage d'un bar sordide, dont l'enseigne grésillante semblait à tout moment sur le point de s'éteindre. Des relents putrides montaient de la ruelle en contrebas, se mêlant à l'odeur persistante des cigarettes qui achevaient de se consumer, écrasées à la va-vite dans un petit cendrier de métal. Du poste de radio s'élevait le discours monocorde de quelque speakerine à la voix nasillarde, tandis que la rumeur continuelle de la circulation s'engouffrait par la fenêtre ouverte. Il faisait chaud. Il faisait toujours chaud. Çà et là traînaient des livres aux pages cornées et des affiches jaunies étaient placardées aux murs. Quelques paperasses oubliées s'entassaient sur le bureau, sous le regard de vieilles photos aux couleurs délavées.
Blotti dans un coin de la pièce, Jikel tremblait. Serrant contre lui ses jambes maigres, il le fixait, anxieux, appréhendant chaque syllabe qu'Il égrenait. Les pales du ventilateur tournaient au dessus de lui ; leur bruit régulier en aurait agacé plus d'un, mais, bizarrement, il le calmait, le rendant serein. Il n'aurait su dire depuis combien de temps il était là, à l'écouter parler. Comme il aurait voulu que ce discours enivrant dure toujours...
Un frisson lui parcourut l'échine. Rien dans le calme offert par ses parents ne pouvait expliquer l'atmosphère oppressante qui s'installait. Rien, excepté le sourire carnassier qu'il venait d'adopter. Ces paroles et ce regard froid émiettaient le cœur du gamin sans aucune once d'humanité.
Sacrifice ? Complétement perdu et apeuré, Jikel ne put réprimer un sanglot en attendant cette alarmante conclusion, et désirant un pâle réconfort, tourna des yeux noyés de larmes sur ses géniteurs. Le visage fermé de son père et paniqué de sa mère finirent de l'achever.
Une note d'espoir, cependant, tinta dans la voix fluette de l'enfant :
<< Way... Waylin ? On est amis ?
- Non. >>
Le susnommé claqua des doigts. A ce son, des silhouettes insaisissables apparurent au côté du jeune homme, et pointèrent le canon de leur fusil sur la famille recroquevillée. Le gamin courut vers la fenêtre, ultime salut, mais malheureusement les représailles furent immédiates.
L'action se déroula vite, trop vite. Pourtant, les détonations résonnèrent distinctement dans l'habitacle.
Trois bruits assourdissants.
Trio d'impacts presque -trop- précis.
Un seul cri.

Ses paupières papillonnèrent un instant avant de s'ouvrir à nouveau dans un sursaut. Restant immobile, Jikel émergeait en douceur. Il semblait fixer le vide, tandis qu'il suivait des yeux le ballet incessant de la poussière dans les rayons du soleil. C'était attractif. Il aimait bien l'odeur de craie et de bois qui régnait ici ; quelque part, il avait l'impression que ce lieu appartenait à une autre époque.
<< Jikel ! Encore en train de rêvasser ?!
- Non, je dormais. >>
Dans la classe, quelques rires fusèrent, discrets. Jikel s'étira d'une façon provocante à laquelle il ponctua un petit bâillement des plus farouches, afin d'attiser la colère de la maîtresse. Cette dernière, le rouge aux joues, fit de son mieux pour ne pas relever le comportement offensant du gamin, et, tentant de l'humilier à son tour, se dirigea vers sa table.
<< Crois-tu vraiment que dormir en cours rendrait fiers feus tes parents ? >>
Il sursauta tandis que ses mains se serraient sur le tissu de son pantalon. Quelques souvenirs commencèrent alors à ressurgir … A partir de cette simple phrase, son esprit semblait se plaire à rassembler les plus infimes informations ; mais Jikel écarta ces pensées d’un air las. Il tenta tout du moins de les reléguer au fond de son esprit. Et alors que les réminiscences s’accumulaient, semblant chuchoter entre elles, que des mots sans suite, des informations perdues se bousculaient, murmurantes, il cherchait à replonger dans sa douce rêverie. Voulant le pousser à bout, elle enchaîna :
<< Tout ce qui a pu courir sur une certaine répartie infaillible n'était alors qu'une rumeur.
- Certaines personnes ne méritent pas non plus que je perdre mon temps à les démonter. Et pour clarifier les choses, si je me permets de dormir lors de votre cours, c'était pour garder mes forces pour ceux réellement intéressant et qui m'apporteront quelque chose pour l'avenir. >>
Totalement blême, la maîtresse ramassa fébrilement la copie de Jikel qui garda son sourire railleur en entendant les éclats de rire. S'appuyant nonchalamment contre la table, il la regarda s'essuyer nerveusement le front, et pensa brièvement qu'elle allait essayer de rattraper la situation en lisant son devoir. Son auto-biographie. Elle commença la lecture sur un ton monocorde, écoutée par la totalité de la classe qui pour une fois était totalement silencieuse. Plusieurs minutes passèrent, le récit épanchait la curiosité de la plupart des élèves mais ennuyait complétement l'adolescent, c'est pourquoi, il mit fin à cela à l'aide d'un petit tour de passe-passe.
<< En conclusion : j'adore ma soeur, la vie est belle, Peace & love bro. 20 sur 20. >>
Une incompréhension totale s'établit dans la pièce, surtout du côté de la professeur ayant prononcée ses mots inexistants.


Chapitre 2 : Notes personnelles du directeur de l'orphelinat.

Décembre 2000 : […] Cela fait quelques jours que le nouvel arrivant a rejoint notre établissement et déjà il se démarque beaucoup des autres, de par sa couleur de cheveux assez peu courante dans l’orphelinat bien sur, mais aussi et surtout par son caractère très renfermé et froid à l’égard des autres enfants. Il est vrai que cela ne fait que peu de temps qu’il est parmi nous mais son comportement est pour le moins inquiétant : il semble n’éprouver aucune tristesse et ne verse jamais aucune larme, pire encore, il démontre un calme et une sérénité anormale pour un enfant qui vient de perdre ses parents de manière violente. J’espère pourtant que le petit Jikel saura surmonter cette épreuve en sortant de cet enfermement maladif pour s’ouvrir enfin aux autres enfants […]

Mars 2003 : […] Aujourd’hui encore, le petit Jikel a fait des siennes. Comme d’habitude un mélange de violence auquel il ajoute avec « merveille » une insolence faisant perdre son calme à n’importe quel adulte préparé. S’il faut noter une chose, c’est que ce gamin est certainement le gosse le plus intelligent qu’il m’a été donné d’observer dans cet orphelinat, et peut être même que je n’en verrai jamais plus un aussi brillant après son départ. Il est juste dommage que cela ne lui serve presque qu’exclusivement à faire souffrir ses camarades, ou bien le personnel de l’orphelinat... Oh, pour ca, Jikel fait toujours preuve d’une inventivité débordante, jamais à court d’idées il ne cessera donc de nous surprendre. Et malheureusement, malgré tous nos efforts, il nous est presque impossible de deviner son prochain méfait pour essayer de l’en empêcher, il arrive toujours à nous devancer. On ne peut donc qu’attendre que le mal soit fait pour tenter de le réparer après… Je ne m’expliquerai jamais comment le garçon le plus calme et renfermé sur soi a pu devenir l’enfant le plus turbulent et méchant de l’orphelinat […]

Novembre 2007 : […] Voila un fait bien étrange que celui la : voici des années que nous sommes en perpétuel « combat » contre la méchanceté toujours croissante de Jikel sans aucun résultat, et depuis à peine quelques semaines qu’il est entré au lycée le voila redevenu bien plus calme. Non pas qu’il a arrêté définitivement ses frasques, mais celles-ci ne sont plus empreintes de méchanceté comme avant et se trouvent être beaucoup moins fréquentes. A côté de ce qu’il était encore il y a peu de temps, ce qu’il est devenu maintenant fait plaisir à voir, et je crois même l’avoir vu véritablement sourire pour la première fois… Quelle que soit la raison qui l’a poussé à changer, il semblerai qu’elle provienne du lycée, et j’avouerai sans peine que je suis plus qu’intrigué de savoir ce qui à réussit la ou nous avons échoué toutes ces années. S’est il fait de véritables amis ? S’est il découvert une nouvelle passion encore insoupçonnée ? Ou bien une fille a-t-elle su toucher son cœur ? Je n’en ai aucune idée, l’important est que pour le moment il semble avoir l’air enfin heureux […]

Juillet 2008 : […] C’est, je pense, la dernière fois que je parle ici de Jikel : presque un an après son entrée au lycée et sa rencontre avec une certaine « Luciannia », les parents de la petite ont décidé d’adopter Jikel, alors devenu comme un frère pour elle. C’était la fille à l’origine du changement total de son comportement, passant du petit démon aux actes poussés par le vice à l’ange immaculé toujours prêt à rendre service et empreint d’une gentillesse sans égale.
Après avoir longuement informé les parents des antécédents de Jikel comme il se doit et consulté l’adolescent en question sur ce qu’il en pensait, il s’est avéré que tous voulaient alors la même chose. Ne voyant aucun inconvénient à cette adoption, on procéda à la démarche administrative et il fût convenu d’une date à laquelle ils retireraient Jikel de l’orphelinat, lui laissant un peu de temps pour faire ses adieux aux autres et se préparer à sa nouvelle vie. Nous voila arrivés aujourd’hui à cette date, et depuis que l’adoption a été officielle, je n’ai pu voir dans ses yeux que de la joie. Pour ma part je ne peux que me réjouir de voir qu’enfin la vie lui rend la famille qu’elle lui a retirée toute ces années. Me voici donc regardant Jikel faire les derniers pas de sa vie dans cet orphelinat et se dirigeant vers une vie meilleure et paisible… […]


Chapitre 3 : Les péripéties des vacances.


<< Hé Ji Ji, debout là-dedans! " >>
Ouvrant les yeux avec difficulté, Jikel chercha du regard la source de la voix pétillante qui l'avait réveillé. Debout près de son lit se tenait une jolie blonde au teint de poupée, ses immense yeux émeraudes posés sur lui.
<< On doit y aller j'te signale ! >> continua-t-elle d'un ton enjoué.
<< Ouais, ouais, j'arrive, t'en fais pas... >> marmonna Jikel avant de replonger sous ses draps.
Draps qui s'empressèrent de disparaître dans la seconde qui suivit.
<< Luuu ! >>s'exclama-t-il, offusqué.
L'intéressée éclata d'un rire cristallin.
<< Allez debout feignant ! Tu vas finir par nous mettre en retard si tu continues ! >>
Marmonnant encore un peu pour la forme, l'adolescent s'extirpa du lit, avant d'enfiler les premiers vêtements qui lui tombèrent sous la main, et jeta un rapide coup d'œil à son reflet, le temps de mettre un peu d'ordre dans ses cheveux. Une personne attira son attention à l'extérieur de la propriété. Jikel, sans un mot, s’avança jusqu’à la grande fenêtre et jeta un regard derrière sans soulever les rideaux de voile. Juste un balayeur qui s'adonnait à son travail, sauf qu'il était persuadé que quelque chose clochait dans son comportement. Notamment le geste vague qu'il avait exécuté, comme s'il saluait quelqu'un... Comme s'il le saluait...
L'adolescent, dans un soupir, se détacha de la fenêtre et se laissa choir, silencieusement, dans un des larges poufs de cuir disséminés à travers la chambre. Il lui sembla alors entendre un léger bruit. A peine eut-il le temps de faire ce geste malheureux que sa soeur le traîna dans toute la maison, en lui ordonnant de faire ses valises, de grapiller quelques bout de pain pour se nourrir, de faire un saut dans la salle de bain... Aucun répit pour souffler.
Une heure s'écoula avant que les préparatifs soient totalement terminés. Assis tout deux à l'arrière de la voiture, Jikel et Lucianna discutaient vivement sur les possibles activités du week-end, et lorsqu'il fit une réflexion sur son envie de dormir, sa soeur ne put s'empêcher de lui enfoncer un doigt dans les côtes. Blasé d'être ainsi maltraité, il attacha sa ceinture sans ajouter le moindre mot et attendit patiemment que ses parents adoptifs prennent également place.
Un silence pesant s'installait progressivement dans l'habitacle, alors que l'automobile descendit lentement du trottoir et emprunta la route pour leur destination.
Fixant une passante au regard pétillant, Jikel tressaillit et cligna plusieurs fois des yeux, comme étourdi. Il se laissa bercer par le flot continu des souvenirs, sans quitter des yeux l’étrange inconnue. Celle-ci semblait déjà s’être éloignée, perdue entre les linéaments de sa conscience. Quelques secondes s’écoulèrent. L'adolescent, se demandant au final s’il n’avait pas rêvé, s’enfonça plus profondément dans le siège, s’apprêtant à retrouver ses rêveries. Mais un crissement de pneu éclata au loin. Tendant l'oreille un laps de temps infime, il comprit paniqué la situation, et plaqua sa soeur en dessous de lui, contre la banquette. Peut-être qu'il aurait eu le temps de prévenir les parents ou peut-être pas...
Le bras tendu à l'horizontal, il pâlit. L'inconnue lui avait accordé un large signe de la main, et avait murmuré quelques mots inaudibles au commun des mortels. "Bye-bye". Le bruit de moteur se fit plus bruyant, plus proche. Fermant les yeux, il serrait toujours plus Lucianna contre lui et concentra son pouvoir dans sa paume. Une lueur d'espoir s'intensifia dans la tête du gamin : sauver Lucianna.
Leur monde vola en éclat sous la violence du choc.


Chapitre 4 : A la une : Un accident tragique prive deux adolescent de leur parents

L'adolescent reprit connaissance après plusieurs semaines sur le monde immaculé qui l'entourait. Sa vue était très trouble, et le contact avec son cerveau se refaisait doucement. Il ne sentait rien du corps en dessous, le corps plongé dans les draps, entrecoupés de perfusions.
Autour de lui une demi-dizaine de personnes, toutes habillées en blanc de pied en cap, attendait quelque chose. Son regard flou passait de l'un à l'autre sans comprendre.
Quelques paroles inintelligibles parvinrent à son cerveau, mais sans en comprendre le sens. Des mains s'activèrent, qui retirant une perfusion, tant que l'autre posait une électrode, un troisième gribouillant frénétiquement sur ses feuilles. On examina ses pupilles, tâta son pouls, tension, multiples actions qu'il ne comprenait pas.
Il finit par se rendormir, échappant à tous ces infirmiers pour retrouver le silence.

Bien plus tard, à une heure avancée de la nuit, il se réveilla totalement. Son corps aussi. Le regard encore vitreux, il entendait le bip continu d'un encéphalogramme, et le bruit feutré des pas proches.
Totalement engourdi, il remuait doucement les doigts et décala légèrement sa tête, chaque mouvement étant un peu plus dur pour son corps 'rouillé'. Une femme, au sourire étincelant, se trouvait à son chevet, le regardant avec douceur.
Pourquoi? Où?
Son cerveau répondait moins vite qu'un escargot, ce qui ne l'aidait vraiment pas. Le blond fit un maigre effort, qui le fatigua, pour remettre de l'ordre dans ses pensées effilochées. Peine perdue.
Et elle souriait toujours

Plusieurs heures à bouger lentement, réapprendre comment se mouvoir quand on est bloqué dans un lit, et qu'on n'en saisit même pas la raison. Car celle-ci avait disparu en même temps que les quelques semaines de silence radio, enfermée dans sa propre tête et coupée de la réalité.
Totalement ankylosé, à se faire assister comme si tout son corps était dans le plâtre, par des infirmières toutes plus souriantes les unes que les autres. L'adolescent avait beau faire le compte de ses pensées, même s'il voyait moins troubles et entendait quelques décibels de plus, nombre d'informations lui restaient totalement étrangères.
A commencer par la plus importante à ses yeux : Où était sa soeur ?

Après quelques jours passés, l'espoir arriva.
Il avait enfin pu la voir. Et la promesse d'une prochaine liberté, hors de cette douce prison, pour un nouvel endroit, inconnu, avec une nouvelle vie, de nouvelles personnes.
Des hommes à l'air paisible les avait emmenés après une longue discussion dans une pièce immaculée. Une poignée de main avec cette femme, des échanges de bons procédés. Une histoire racontée par cette même personne, leur vie, enfin ce qu'il en restait. Avec une sorte de compassion... ou un truc comme ça.


Chapitre 5 : Un départ bercé de mensonges.

Ils partirent au début du mois de Mai, quand la chaleur commença à se faire oppressante dans la cour de l'hôpital, et quand il faisait meilleur de se blottir dans les couloirs froids que d'écouter inlassablement les différents enfants de la salle de jeu. Leur valise avait maintenant le droit d'en porter le nom, pleine de feuilles et d'habits en leur possession après un petit détour dans leur ancienne vie. Quelques livres en tapissait le fond.
Les adieux avait été écourtés, plus par manque de personnes que par sentiments. Peu de gens le savaient, et ce n'étaient pas les intéressés.
Un sentiment de joie, une pointe minuscule de regret à l'idée de quitter les murs protecteurs. Encore un nouveau foyer. Espérons qu'ils vont s'y plaire.
Le chemin avait mené droit à une ville effrayante.

La femme logeait dans un appartement à l'apparence luxueuse. Après plusieurs entretiens avec elle, ils avaient appris lentement qu'elle s'appelait Ruth Aiossa et qu'elle serait dorénavant une nouvelle mère pour eux, une tutrice choisie avec soin par leur défunt parents dans leur testament. Tout cette histoire semblait irréelle à Jikel. Un enchaînement aléatoire d'événements, une mort ratée de peu et la chance de vivre encore aux côtés de sa soeur... Mais pourtant...
Il posa ses valises devant la porte de leur nouveau foyer. Ruth sourit d'un air compatissant aux deux adolescents, en ventant les mérites de son logis et avec la facilité à laquelle ils s'y habitueraient. Une psychologue ça ? A l'aide de sa soeur et de la tutrice, ils finirent d'installer leur affaire et alors que la situation semblait enfin prendre une nouvelle tournure, Jikel ferma brusquement la porte d'entrée et enclencha la fermeture.
Une lueur de profond dégout s'était inscrit dans ses yeux émeraudes, et c'est dans une voix remplie de colère qu'il prononça :
<< Sheifa... Tu...
- Zut, déjà découverte. J'ai merdé sur quoi ? >>


Description Physique :

Jikel apparait aérien, l'air un peu rêveur. Pas bien grand - à première vue, il ne fait pas plus d'un mètre 65 - mince, voire maigre. Il flotte un peu dans ses vêtements, lesquels sont par ailleurs parés de teintes claires, pastels... Comme un charme délicieusement daté, une élégance discrète. Rien de plus que cette légère impression qui se dégage en sa présence, ce soupçon de mélancolie qu’on ne saurait expliquer.
Ses cheveux opalins, si fins que la lumière semble traverser chacun d'entre eux -nimbant son visage d'un étrange halo- lui arrivent aux épaules, caressant sa nuque et sa clavicule, et masquent en partie son visage. Ce dernier, légèrement féminin et très fins, possède des traits délicats : Un nez fin et droit, un menton efilé, des lèvres pleines d'une teinte rosée et attirante...
Sa peau est lisse, pâle, très pâle, abordant un teint presque maladif que viennent accentuer les cernes légères que l'on peut apercevoir sous ses yeux. Ceux-ci sont d'un étrange vert presque transparent -hypnotique-, rappelant la couleur de l'olivine, entourés d'une barrière de cils fins.

<< Il est beau. D'une beauté qui me dérange, qui m'attire autant qu'elle me révulse. Impossible de terminer pour moi s'il me plait ou non, mais tout ce qui compte, c'est qu'il a attiré mon attention.
Ce garçon est pourtant si... Si frêle, le genre de personne incapable de prendre un gramme, il me semble. L'impression même qu'un simple coup de vent pour le briser et l'éparpiller au rythme indomptable de la brise. Pourtant, il est souvent là, marchant la tête haute, jettant autour de lui des regards si curieux de ses grands yeux de perle... Et quand il pose son regard sur moi... Qu'il sait que je l'observe. Ce se voit parfaitement que ça lui plait. Et dès lors, son attitude change. Il me fixe, insistant : me sourit... Ce... Ce sourire.
A se damner, je te dis. Mais pourtant... Quelque chose sonne faux. Quoi ? Va savoir.
De toute façon, la question ne se pose même pas... On ne peut rien lui rapprocher. Et quand on est sous son charme...
Ses mains aux doigts de pianiste, presque translucide à la lumière... Quand il me fait signe... Ou quand il joue avec son jouet fêtiche... Un Yoyo ? Une peluche ? ... Cette odeur de menthe... Sa démarche si féline... Quand il fait mine de m'oublier et de disparaitre de ma vie. J'ai envie de le revoir...
De le connaître. >>
Melle Rachele Carta, Étudiante en Sociologie.


Caractère :

On peut dire de Jikel qu'il est quelqu'un d'étrange. De très étrange. Au premier abord, il donnera l'impression d'un adolescent fragile, rêveur et un peu à côté de la plaque. Il n'en est rien. En fait, cela n'est qu'un façade qu'il daigne montrer. L'un de ses multiples visages en somme, celui que ne verront que sa famille, ainsi que les vagues connaissances. Ceux qu'il veut préserver, et ceux à qu'il n'accorde aucune importance.

Devant les professeurs, c'est déjà autre chose. Insolant, provocateur, il est le cauchemar de plus d'un.

<< Ce jeune n'est guère très causant. En fait, la seule fois où il ouvre la bouche en ma présence est pour me bailler au visage ou me cracher des insultes. N'empêche, il agit trop vivement pour que tout soit normal dans sa vie... Il cache quelque chose, sûrement quelque chose de gros, et ça ne fait que m'intriguer davantage... Mais bon, il m'arrive de me décourager de son cas difficile et alors je me surprend à lui raconter des histoires de vieillards... >>

D'autant plus que sous cet apparent rejet du système scolaire, Jikel se trouve en fait être un très bon élève.

<< Rageant. C'est vrai, quoi, en tant que professeur, sauriez-vous comment réagir face à lui ? Il mériterait de n'être plus accepté en cours, et pourtant... Il a presque toujours juste quand on lui pose une question ! C'est ce que je disais : Rageant. >>

Face à ses rares - mais indispensables- amis, c'est déjà une autre histoire. Il se montre en général très... Fatigant. Usant, même. Tour à tour râleur, affectueux, distant, pessimiste, curieux, enjoué ; on peut en fait dire que c'est dans ces moments là qu'il exprime tout ce qu'il ressent vraiment. Au grand malheur des amis en question.

<< Voilà un cas bien étrange... Je ne cesse de recevoir des personnes complètement traumatisées à cause de ce jeune garçon, mais lorsque je le regarde, je ne comprend pas. Comment une si frêle personne pourrait-elle faire autant de mal? Il semble étrange... D'ailleurs plus torturé que ceux qu'il m'envoie. Involontairement ou pas. >>

Parmi les autres travers de sa personnalité, on peut aussi noter une détestable capacité à piquer des crises de colère à tout bout de champ et à bouder pour un oui ou pour un non. Avouons-le, il est quasiment insupportable.
Sauf avec sa soeur. Telle une aile de papillon placée sous vitre.


Pouvoir spécial :

- Émulation de pouvoirs :
Spoiler:
 

- Contrôle du son et des ondes :
Spoiler:
 

- Contrôle de la physiologie :
Spoiler:
 


Arme/discipline de combat :
L'arme de Jikel s'apparente a un ordinaire Yo-yo en peluche qui dissimule en vérité des lames rétractables qui sortent selon son bon vouloir. Le Yo-yo peut s'étendre selon sa volonté quant aux lames, elles peuvent aussi bien trancher de la pierre que du métal, le tout étant fait dans une matière apparemment inconnue.

Thème musical : http://www.youtube.com/watch?v=V2CKyhk9j2g

Alter ego : Tigre de Tasmanie

Comment avez-vous connu le forum : Par une amie.

Avez-vous déjà eu une expérience RP : ... Pas vraiment.
Juste quelques trucs par ci par là.


Dernière édition par Jikel Vivone le Ven 21 Jan - 1:03, édité 3 fois
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Terano Gioli
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-Résistance (physique)
-Illusion (mental)
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-Invocation (mental)
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MessageSujet: Re: Jikel Vivone ._.   Dim 2 Mai - 20:34

Bien bien bien !

Bien écrit, original, franchement, j'aime.

Etant donné les circonstances, je crois que pour ton personnage, Jikel, s'impose une note plutôt particulière, puisqu'il s'agit d'une note qui fait de toi le joueur ayant le niveau le plus élevé : J'ai l'honneur de te donner la note de 54 !
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Jikel Vivone ._.
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