Domingo


 
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 Manoir

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Trysh
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MessageSujet: Manoir   Mar 22 Sep - 16:03

==> Portail

Après avoir galéré x temps sur le sentier gravillonné, Charlène parvint enfin devant la porte principale de l'énorme bâtisse. Devant celle-ci étaient garées une bonne demi-douzaine de voitures de grandes marques, démonstration d'un luxe inutile et écœurant. A quoi bon ? Elle ne possédait même pas de permis, et les seuls habitants du manoir étaient bien trop jeunes pour le possédaient. Juste des reliques du passé que Mathilde risque de s'approprier, en prétextant n'importe quelle excuse qu'elle jugera potable. Un vieille femme répulsive tout droit sortie d'un de ces magazines de la parfaite bonne bourgeoise.

La gamine shoota dans un caillou invisible, manqua de se retrouver par terre et ragea sur un destin un peu trop obsessif. La clé enfonçait dans la serrure, elle s'acharnait à essayer d'ouvrir la porte, sans succès. Trysh toussota légèrement à côté d'elle, et lui pointa du doigt une autre interface, où il fallait à nouveau rentrer un code. Acharnement. Elle exécuta la requête. Rien. Silence total. Fronçant les sourcils, et injuriant tout ce qui bouge - comme l'arbre là, qui se foutait d'elle un peu trop-, Charlène entra le code le plus calmement possible. Toujours aucune réponse. Alors qu'elle s'apprêtait à recommencer une énième fois, un petit ricanement s'éleva au même instant d'une image légèrement brouillée apparue devant elle.


« T'acharne pas, Cosette. J'ai changé les codes d'accès. »

Un hologramme ? Les yeux écarquillés, la bouche légèrement entrouverte, Charlène se mit à étudier celui-ci : une gamine, avec le teint pâle et les yeux brun aux reflets vert à certains moment, des cheveux d'un châtain clair, bouclés mais naturellement ordonnés. Judith... Sa jeune soeur, celle qu'elle avait... Une tige métallique sortit du mur, et la frappa juste au niveau du ventre. La force du choc la fit se courber en deux.

« Tsk tsk, t'arrête de faire cette tête d'idiote là ? J'l'ai pas ouvert avant parce que j'ai cru que tu étais pas trop emmerdante, mais j'en ai marre que tes gigolos pètent tout dans la maison... Tu dégages maintenant, et reviens pas. Je laisserai rentrer les gamins, mais pas toi. Allez oust oust, tu salis l'entrée. »

La vraie Judith aussi, avait un peu de caractère dans ses souvenirs... Sauf que la voir là, en hologramme avait quelque chose de dérangeant... Comme si on voulait lui rappelait toujours et encore plus les fautes qu'elle avait commises par le passé. Se tournant vers Trysh, l'adolescente balança :

« C'est désastrophique comme situation... Admire Trysh, à force d'avoir les chevilles d'un petit hongrois à-tallonettes-et-épaulettes dopé au guronzan, même les entités virtuelles ne peuvent pas te...

- Bienvenue à la maison Charlène. »


L'hologramme disparut après un bref sourire, laissant l'adolescente complètement perdue après ce qu'elle venait d'entendre.

___

Malgré les rideaux tirés devant le balcon, une forte lumière, à peine tamisée, se déversait dans la pièce rectangulaire, rebondissant sur un mur recouvert de miroirs pour se répandre partout. La clarté se nichait dans les alcôves, entourant les douzaines de bustes d’un halo surréaliste. Ses rayons faisaient miroiter la colossale fontaine centrale, qui occupait à elle seule une grande partie de la pièce. Des reflets vert et or s’agitaient à la surface du bassin et dans les cascades crachées par d’improbables créatures ailées.

Les rayons du soleil glissaient lentement sur un canapé de velours, colorant les deux jambes qui y étaient étendues d’une douce teinte orangée. Alors que la clarté dépassait le nombril pour gravir la poitrine, une jeune femme s'affairait dans la pièce, vêtue d'habits qui dissimulaient plus de peau qu’ils n’en montraient. Elle s’approcha silencieusement de la jeune femme endormie et, alors que la lumière s’était arrêtée juste au-dessus de sa lèvre supérieure, lui asséna un énorme coup de pied.

Les yeux de Trysh s'ouvrirent d'un coup, tandis qu'elle plaquait ses mains sur la zone de l'impact. Elle voyait bien que son double était d'humeur massacrante, mais pour quelle raison ? Tout en se changeant, Charlène avait juste râlé à plusieurs reprises sur l'"étalage écœurant de luxe digne du nouveau président français" et sur les raisons d'une fontaine dans la chambre. Elle était belle sa fontaine, quoi... Pas très utile cela dit, mais très très magnifiquement belle. Et pis voilà.

D'un air mauvais, Charlène attrapa son poignard, la coinça entre son pouce et son index, et le lança violemment vers un tableau qui ornait l'un des murs de la chambre. L'arme se ficha entre les yeux de Trysh, qui affichait un sourire mielleux pour l'occasion aux bras de son mari, qui avait l'air tout sauf heureux.


« Quelle belle ulyssette... Continuons par la fontaine. Mh, avec un peu de musique, ça roxerait.

- Oh oui ! Je choisis ! Une ennemie pour moi, je l'écrase entre mes doigts (8) C'est parfait pour ta situation Charlène, allez allez !

- ... Grmbl... Voilà, j'ai pu envie maintenant. Dites Judith, y a-t-il quelque chose d'intéressant à faire ? Monter sur un chameau ? Faire du ski sur des baguettes ? Torturer Trysh avec une machine adéquate ?

- La machine virtuelle est à disposition, fais toi plaisir ! <3 »


Charlène hocha la tête, et sembla se délecter brièvement de l’expression sidérée de son double. Si on avait pu faire rentrer un poing dans sa bouche quand elle avait tranché le tableau, on pouvait maintenant y faire tenir un fusil à la verticale. Et c'est pas du mytho.

==> Salle de la machine Virtuelle
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Terano Gioli
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MessageSujet: Re: Manoir   Mer 17 Fév - 13:04

[Trysh]

Elle avait mal. L'intérieur de son corps souffrait le martyr. Mais elle ignorait la douleur tant qu'elle le pouvait : elle voyait enfin venir la fin qu'elle espérait depuis si longtemps.

-Qu'est-ce qui s'est passée là-bas !? Fit une voix féminine.

Judith. La jeune fille répondit à l'intelligence artificielle - qui autrefois avait été sa soeur.

-C'est rien. Laisse-moi maintenant.

Elle alla s'asseoir, sentant ses côtes cassées remuer légèrement, lui infligeant une douleur atroce. Pas un instant elle ne relâchait sa concentration. Elle ne voulait pas être sauvée. Charlène souhaitait en finir... Et elle ne souhaitait pas que celui qui l'avait rendu un peu heureuse ne vienne l'aider, comme il avait l'habitude de le faire.
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Terano Gioli
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MessageSujet: Re: Manoir   Jeu 20 Mai - 19:18

==> Portail (Terano, Zack et Lilith)

Le jeune homme et les deux enfants, après avoir pénétré dans le manoir, arrivèrent dans ce qui ressemblait à un salon. Un salon où le luxe était affiché de façon si abondante et ostensible qu'on pouvait se poser des questions sur les gouts de la personne qui avait tenu la maison. En l'occurrence, Terano connaissait l'identité de la personne en question, et il était moyennement surpris par tout cet étalage de richesses.

Le parrain jeta un coup d'oeil autour de lui, soupirant. Bon, parfait, il avait ramené les deux enfants à la maison, mais en revanche, il n'y avait strictement aucun signe de Charlène. Où pouvait-elle être ? Il aurait pensé qu'elle aurait été accueillir au moins les deux adolescents - même si c'était sans s'occuper aucunement de sa présence, en même temps il était difficile de croire tout le temps au miracle - or son absence était tellement flagrante que même un sourd/muet/aveugle l'aurait remarqué.


-Bon... C'est bien beau tout ça, mais maintenant va falloir que je m'amuse à fouiller un manoir gigantesque pour trouver une petite personne...

-Besoin d'une visite guidée ?


Une voix presque familière s'était faite entendre derrière le jeune homme. Se retournant, il fixa Judith en se contentant de répondre :

-Avec plaisir.

Il n'osait dire un mot de plus. Il ne savait toujours pas comment il était possible que la jeune fille soit là, de cette façon-ci, alors que le souvenirs de Charlène aurait presque pu l'interdire... Il fallait bien sûr, pour Terano, ajouter à ce mystère la façon dont elle apparaissait et disparaissait sans laisser à chaque fois aucune trace, et ce n'était pas sans perturber le jeune homme. Pour finir, le parrain n'aurait su dire un mot de plus, car son attention essayait de se porter sur Charlène le plus possible;or le peu de succès qu'il obtenait lui fit se demander si elle ne fermait pas tout simplement son esprit – car elle lui cachait quelque chose, ou espérait qu'il rebrousserait chemin, il n'en avait aucune idée. Mais ce simple fait cependant l'inquiétait de plus en plus, et il aurait souhaité avancer plus vite, sans même se rendre compte que, suivant la jeune fille, ils marchaient à une telle vitesse qu'il leur aurait fallu courir pour cela.

Puis ils s'arrêtèrent : Judith montra la porte juste devant eux, en silence, et Terano l'ouvrit, la mine anxieuse.
Dès qu'il l'ouvrit, il la vit. Allongée sur le canapé, elle avait l'air sereine. Se rapprochant, il remarqua ses yeux fermés, sa respiration faible.. très faible. Et, alors qu'il essayait de sentir son esprit, il se rendit compte qu'il ne la sentait pas.
Le parrain ne perdit pas un instant : il saisit son téléphone portable et composa le numéro d'un des membres de son élite : celui de Findila, une de ses meilleures guérisseuses. Elle décrocha rapidement :


-Oui, chef ?

-Findila, j'ai besoin de toi de toute urgence. Ramène-toi au manoir à l'Ouest de la ville, et fait venir une ambulance dans la foulée. J'ai une personne dans le coma ici, et je crains que ce ne soit grave.

-J'arrive.


Elle raccrocha immédiatement. Le jeune homme rangea son portable, et remarqua que Judith avait également parlé de son côté. Cependant, elle ne s'adressait pas à lui... Avait-elle appelé quelqu'un d'autre ? Il ne le savait pas, mais quoi qu'il arrive, il n'avait plus qu'à attendre.
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Terano Gioli
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MessageSujet: Re: Manoir   Mer 26 Mai - 22:06

A peine avait-il commencé à attendre qu'une explosion se fit entendre au loin. Le jeune homme se précipita à la fenêtre, mais ne vit rien de très significatif. Soudain, son téléphone sonna : Terano décrocha :

-Boss, ici Atamar, du laboratoire. Les détecteurs viennent de repérer deux actions de forte intensité, dont une ici - vous avez surement du entendre l'explosion... Hein ? Attendez, j'ai un autre signal...

Le parrain entendit un bruissement, et ce fut sa soeur qui parla :

-Terano, on a un problème. Premire question : un gars avec une hache qui te ressemble comme deux gouttes d'eau, ça te dit quelque chose ?

-Oui, c'est bon, fit Terano qui reconnaissait là le signalement de son sosie, Maciro. Autre chose ?

-Oui, tout à fait. Je viens d'apprendre qu'un groupe a débarqué en ville, un groupe dangereux. Ca risque fortement de chauffer pour tout Domingo, et ils sont déjà en action : le Marché noir vient d'être détruit en forte partie.


La tête de Terano se fit plus grave. Si sa soeur disait juste, alors les choses étaient vraiment grave. Il n'y avait pas de temps à perdre, aussi Terano lança immédiatement plusieurs directives précises :

-Daralia, rend-toi à la gendarmerie et mets-toi au courant. Envoie un message à mon frère : qu'il fasse venir à Domingo tous les Gioli, Gaio, Ayleth, tous ceux qui sont disponibles, peut importe leur pays. Nous aurons besoin de tout le monde. Je vais appeler Libretti.

-Libretti ? Tu ne vas tout de même pas...


-Etat de trêve.


Le jeune homme ressentit à distance le frisson de sa soeur. Il savait que l'etat de trêve était, entre guillemets, la mesure ultime à prendre, le derniers recours... mais tout se passait trop vite pour que ce soit dû au hasard, et il préférait agir vite. après une réponse affirmative de la lieutenante, il raccrocha, et se tourna vers Judith, qui semblait vouloir lui parler :

-J'ai des informations sur ce groupe... C'est le Requiem, une organisation gouvernementale - fanatique sur les bords, pour ne pas faire de pléonasme - dont la visée est la destruction de la mafia en Italie.

-Je vois.. C'est toujours un renseignement de pris... Veille sur Charlène, et s'il te plait, laisse entrer....

-Ils sont là.


La porte s'ouvrit à cet instant, laissant apparaitre trois personnes : Findila, comme prévu, mais également Ashurei et une jeune fille brune que Terano ne connaissait pas. Le parrain fronça les sourcils, ne sachant comment réagir. D'un geste, il avait montré à Findila de faire ce qu'elle pouvait pour Charlène, et était maintenant face au jeune homme et celle qui l'accompagnait.


-Ashurei...

-Judith nous a prévenus pour Charlène.. Jade a quelque chose à te montrer, mais j'ai comme l'impression que le moment est mal choisi.

-Oui, ça l'est. Aussi j'accepterai volontiers de voir ce que ton amie souhaite me montrer, mais il faudra en finir avec ce qu'il se passe dans cette ville... Pourras-tu veiller sur Charlène, s'il te plait ? C'est surement la seule fois que je te demande quelque chose, mais je pense pouvoir te faire confiance aussi. Je suppose que rester au manoir est encore la meilleure solution, aussi il serait peut-être préférable que ta filleule et sa soeur viennent ici... Je vais avoir besoin de place dans la base, et ça pourrait chauffer là-bas. Le manoir est isolé, et apparemment bien protégé, c'est bien plus sûr.

-Pas mal vu. Tu peux me faire confiance pour ça.

-Merci. Tenez-moi au courant ! Dit Terano, alors qu'il partait de la chambre.


A présent, le jeune homme courait dans le manoir, tout en composant un numéro qu'il n'avait jusqu'à présent jamais utilisé. Une fois sorti du bâtiment, il lança l'appel et attendit patiemment que son futur interlocuteur, un certain Kaoni Libretti, décroche.

==>Entrée du manoir.
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Tialyth
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MessageSujet: Re: Manoir   Sam 22 Jan - 2:56

« Son état est de plus en plus critique... Si je... »

Ashurei soupira.
Ses yeux indigos suivirent le cheminement de sa pensée, et se posèrent avec culpabilité sur un lit proche. Il ne voyait alors que ses longs cheveux noirs, coiffés passablement, coulant le long de ses épaules. Cette image capta le regard du jeune homme, et il ne put s'empêcher de rester là, immobile, afin d'observer cette fille dont la tristesse même sous cet angle était visible. Trysh ou Charlène ? Comment savoir laquelle des personnalités avait commis une telle erreur...


« Arrête de suite de cogiter ainsi. Tu sais parfaitement qu'agir de cette façon, sans penser aux conséquences, risque d'avoir un impact funeste sur votre santé à tout deux. Pour cette ordure... »

Prononçant ses mots teintés d'un profond mépris, Mathilde saisit son jeune cousin par le coude, de tel sorte qu'il se tourne vers elle et arrête de porter de l'intérêt à ce déchet qui pourrissait dans son lit. Le jeune homme la repoussa faiblement, d'un mouvement indécis de l'épaule, hésitant entre tourner les talons ou faire tout son possible pour la malade.

« J'y ai pensé ! Justement... » répliqua-t-il, les poings serrés.

Un silence macabre s'instaurait dans la pièce sans vie, de temps en temps brisé par le bruit du cardiogramme et d'une faible respiration. Faible, tout comme cette gamine détruite qui se battait désormais pour simplement avoir de l'air dans ses poumons.
Une autre personne était présente dans la chambre : une adolescente chétive, à la chevelure rosâtre. Elle tenait fébrilement la main de la mourante dans la sienne, le regard vide et les lèvres serrées. Chaque jour, depuis plus d'une semaine, la même scène se déroulait en ces lieux ; Mathilde et Ashurei se disputaient sur les directives à prendre.
Fermant les paupières, elle offrit une prière silencieuse, espérant de tout cœur que la jeune femme puisse l'entendre.

*Charlène, je t'en supplie, reviens. Ne me fais pas mentir.*

Aucune réaction.
Cependant, comme si Ashurei avait entendu Jade implorer Charlène, il ajouta, d'un mouvement de tête :


« Elle ne peut pas perdre la vie ici, Jade a eu une prédiction à son sujet, et par ce fait...

- JADE S'EST DÉJÀ TROMPÉE !

- Oh non, jamais, Madame Gaïo. Vous désirez sa mort. Vous voulez garder à jamais pour vous les gamines. C'est vous, le déchet, »
conclut Judith, apparaissant dans la pièce par la même occasion.

Un sanglot étouffé secoua Mathilde, pourtant, Judith se trompait... Jade avait déjà eu une fausse vision... Elle ne pouvait pas se résoudre à ce que l'adolescente ait raison, et encore moins à ses conséquences.

« Qu'elle meure. Sa disparition ne pourra être que favorable pour notre famille. »


Filant à vives enjambées vers la porte, elle remarqua avec stupeur que cette dernière était entrouverte. Deux petites bouilles, les yeux remplis de larmes, la fixaient.

« Mes chéries »

Maelyth fondit en larmes, à l'instar de Tiamah.

Et oui, les petits monstres avaient tout entendu.

-----

Elles avaient pourtant eu la merveilleuse idée d’aller embêter leur famille pour passer le temps le plus vite possible avant le déjeuner. Leur cousins étaient trop "relous", comme Maé se tuait à le dire. Le premier passait son temps à batifoler au téléphone avec des "nanas" qui riaient comme des dindes ou se gavait de cochonneries - ce qui avait le don d'énerver les gamines, ne pouvant pas y toucher- devant les jeux vidéos. Qu'un égoïste celui-là ! Ce n'était pas pour une pizza ou deux... Ainsi que tous les gâteaux apéritifs... Et les bonbons... Un jour, elles lui voleraient tout - même en dehors de sa bouche s'il le fallait. Avouons qu'elles ont déjà essayé, bien entendu. Sans succès.
Et le deuxième - celui qui a les cheveux d'un petit vieux- était pour elles, je cite : « Un truc flippant. » C’est ce que Maleyth avait répondu à sa mère quand celle-ci lui avait demandé pourquoi elles l'évitaient. Bien évidemment, Lilith n'était en rien qu'un garçon effrayant ou une banshee réincarnée en un jeune qui ferait tout pour les effrayer - notamment en leur volant de la nourriture. Non, loin de là, c'était juste un pré-ado rêveur, complétement perdu hors de la réalité et qui s'amusait à perturber les gens.
Un peu comme Titi qui suit les gens avec ses gros yeux en forme d'assiette. Mhhh... Assiette... Rime avec manger... Cuisine ! s'était écriée Maé après une dure réflexion, qui lui avait pété tous ses méninges.
Elles avaient bien tenté, avec ruse, de parvenir jusqu'à la cuisine. Mais la méchante sorcière les avait menacé avec ses mitraillettes qui sortent de partout... Même des robinets... C'est bien pour cela que les gamines voulaient se venger sur une pauvre victime, adulte, faible d'esprit, qui pliait à tous leurs caprices alias : leur chère maman.

Voilà maintenant les fillettes lâchées dans un monde hostile, fourbe -et tout pleins d’autres mots pas cool. Mais ça, elles s’en rendaient bien compte à présent. Alors que Maelyth n'avait pas tout saisi, Tiamah avait parfaitement assimilé toutes les informations débitées.

Cha va mourir.

Une myriade de petites larmes glissaient sur les petites joues rosées de Maelyth, qui reniflait bruyamment, se mouchant tantôt dans sa manche, tantôt dans les vêtements de sa sœur. Cette dernière, moins expressive, laissait également libre court à son chagrin bien qu'elle en profitait également pour faire sentir toute la haine qu'elle éprouvait dès lors pour Mathilde.


« Tout de même ! J'croyais jamais vous retrouver petites chenapinnes ! ll est vraiment trop grand ce manoir, j'arrive encore à me perd... »

Wylfried, le père adoptif des gamines, marqua un temps d'arrêt. Sans n'avoir la moindre informations sur la scène qui se déroulait devant lui, il comprit de suite que la situation était tendue. Aucune personne située devant lui n'esquissait le moindre geste, jusqu'au moment où le cardiogramme s'emballa.
A cet instant précis, les gamines paniquèrent totalement : malgré leur jeune âge, elles possédaient des pouvoirs incontrôlés qui se révélaient très dangereux sous pression.

Jade, sachant ce qui allait se passer, lâcha la main de Charlène pour s'avancer vers les gamines, évitant par la même occasion les tapisseries, une tasse, des fleurs, une cuillère en argent, et un pingouin volant. Lorsqu'elle fut suffisamment éloignée, quelque chose d'improbable se réalisa : toutes personnes présentent dans la pièce ainsi que dans le manoir, se sentirent baignées dans une onde de chaleur... Tous les soucis, les peines, les douleurs... Tout semblait disparaître.

Maé et Tia coururent vers le lit de Charlène -dont le rythme cardiaque semblait apaisé, furent arrêtées d'un geste par Mathilde.

Ashurei, qui n'avait rien foutu depuis le début - si les gamines veulent bousiller leur mère, c'est leur problème, détermina simplement la cause de cet apaisement d'un coup d'œil en coin. De ce fait, et aussi par pure bonté, il fit comprendre à Mathilde, ainsi qu'à Jade de quitter les lieux.

Les gamines seraient en sécurité ici. Il en était certain
.

----


« Aïe aïe aïe Tia !! AU S'COURS ON ME MALTRAIIIITE ! »

Judith, qui s'affairait à d'autres tâches dans la maison, comme le si gentil maître Ashurei l'avait dit- saloperie va- entendit le hurlement grâce aux différents micros situés dans chaque point stratégique de la bâtisse. Plus particulièrement la chambre de Charlène.

S'inquiétant malgré son statut d'entité, elle se téléporta directement dans la chambre. Pour y trouver une scène totalement pathétique et dangereuse.
Toute la pièce était s'en dessus-dessous, comme si des souris avaient rongé le mobilier et qu'elles s'étaient acharnées à trouver la moindre trace de nourriture. Le papier était arraché, le verre brisé en mille morceaux, les livres de grandes collections étaient gribouillés avec des feutres et de la... bave ? Mais le pire ! Le pire !! Maelyth avait l'aiguille de la perfusion dans le nez tandis que Tiamah de son côté essayait de décrocher le lustre avec les dents.

L'intelligence virtuelle voulut tout d'abord toussoter pour marquer sa présence... Sauf qu'elle fulminait, c'est donc dans une ultime gentillesse qu'elle s'exclama :


« FICHEZ-LE CAMP ! BANDES DE RAZMOKET ! DÉGAGEZ ! HORS DE MA VUE ! SALETÉ DE... »

Le reste de la phrase ne parvint jamais aux oreilles des fillettes, s'enfuyant à toutes jambes à travers les couloirs, riant à gorge déployée. Elles allaient obéir : vagabonder hors du manoir pour trouver de la barbapapa !

Alors que ses filles s'étaient échappées vivement, Charlène, quant à elle, reposait toujours dans son lit, un simple sourire aux lèvres.




(*fuit se cacher dans une fosse commune*)
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